Janvier 1991 est marqué par une certaine douceur (+0°9 C), notamment dans la partie Nord-Est.
Après une première quinzaine douce et pluvieuse, la deuxième quinzaine est froide et sèche.
Des records de températures minimales et maximales élevés ont été battus notamment dans les deux premières semaines, avant un refroidissement ensuite et surtout en fin de mois ; on relève le 10, 8°4 C à Lille en température minimale (contre 7°5 C en 1988), 9°3 C à Châtillon-sur-Seine (8°8 C en 1970), 8°4 C à Lille (7°5 C en 1988) ; il est à noter que la première décade la moyenne des minima à Strasbourg atteint un niveau record (3°9 C en 1988). Le 10, également, on y relève 17°5 C en température maximale (contre 14°7 C en 1974).
Les précipitations sont restées proches des normales. Mais, elles sont tombées en grande partie durant la première quinzaine entraînant de nombreuses crues, comme la Meuse où l'on parle de crue du siècle. Le vent a soufflé fort parfois, comme le 5, 82 km/h à Villacoublay, 94 km/h le 10 à Melun et Orléans.
Le temps a été plus ensoleillé que la normale pour un mois de janvier et on note un fort excèdent (+44 heures à Lille).

Février 1991 est rigoureux (-3°3 C) et sec.
Les deux premières décades sont glaciales ; le 7, les températures moyennes régionales sont inférieures d'environ 12°C par rapport à la normale. On bat de nombreux records de froid :
pour les minima,
le 7, -14°5 C à Chartres (-13°2 C le 5 février 1963, record depuis 1946), -12°2 C à Boulogne-sur-Mer, -12°7 C à Lille (-12°5 C le 6 février 1963), -15°3 C à Langres (-8°8 C le 7 février 1963, record depuis 1954) ;
pour les maxima,
le 6, à Troyes, on relève -5°5 C au meilleur de la journée (0°4 C en 1956), -7°6 C à Langres (-2°C le 6 février 1954) ;
le 7, -6°9 C à Villacoublay (record depuis 1947, -5°C le 4 février 1954), -6°1 C à Lille (-5°8 C le 9 février 1986).
Le déficit pluviométrique est important, de plus de 60%. Le temps a été sec durant la première semaine, puis perturbé et froid du 6 au 16 avant la retour du temps sec jusqu'au 26.
Il a neigé de temps à autre durant ce mois :
le 10, 10 centimètres à Saint-Quentin, 25 centimètres au Touquet, 20 centimètres à Dijon (dont 7 centimètres en quatre heures) ;
le 12, 18 centimètres à Nevers (record depuis 1946, 15 centimètres en février 1948, et novembre 1952) 
le 15, 10 centimètres à Trappes, 4 centimètres à Paris-Montsouris.
Mais le temps a été souvent ensoleillé.

L'Hiver 1990-1991 est le plus froid depuis 1986-1987 et se montre particulièrement rigoureux, surtout grâce à décembre et février. Cet excès de froid est surtout marqué par les températures minimales plus que pour les maximales. Il a souvent gelé et peu plu mais souvent neigé en quantité non négligeable ! Le temps a été sinon peu brumeux et souvent ensoleillé.

Mars 1991 se révèle très doux (+3°C) grâce aux deux premières décades.
Le niveau des précipitations s'écarte peu des normales. Cependant, il pleut le 8 mars à Dijon 51 millimètres en 24 heures. Et le 21 mars, il tombe 27 millimètres au Bourget.
Sans être trop humide, le mois est assez maussade.

Avril 1991 est un mois contrasté (-0°5 C pour l'écart des températures) où la chaleur a alterné avec le froid, le temps sec avec le temps humide.
Des records de douceur sont d'abord battus. Le 11, on relève 23°2 C à Villacoublay (21°8 C en 1949), 24°6 C à Orléans (24°2 C en 1881). Le 12, on bat un record de chaleur à Paris-Montsouris avec 25°6 C (24°9 C en 1939, record depuis 1873).
Mais ensuite, une vague de froid tardive cause de nombreux dégâts aux cultures. Il a même neigé tardivement en Île de France ! Le 19, en maximale, on note 3°5 C à Châtillon-sur-Seine (record depuis 1961, 6°5 C en 1965), le 20, 5°1 C à Dijon (6°8 C en avril 1978).
À Dijon, un record des moyennes mensuelles des températures minimales est atteint avec 2°8 C (3°2 C en 1958). Le 21, on relève -1°7 C à Villacoublay (-1°1 C le 19 avril 1969, record depuis 1947) ; le 22, -3°4 C à Dijon (-0°2 C en avril 1973), -4°6 C à Nevers (-3°9 C le 19 avril 1974), -3°C à Besançon (-0°9 C en avril 1959).
Mais dans l'ensemble, c'est un mois ensoleillé (+69 heures à Lille).

Mai 1991 est dans la continuité d'avril avec un temps frais (-1°8 C) et très sec (-70%).
Si les trois premières semaines sont très fraîches avec des moyennes inférieures de 5°C à 6°C par rapport à la normale, la dernière est plus douce. La moyenne des températures minimales mensuelles atteignent des records de fraîcheur avec 3°3 C à Châtillon-sur-Seine (4°6 C en 1980), 4°C à Nevers (4°7 C en 1957).
Il pleut rarement, l'essentiel étant tombé durant la première quinzaine. On a relevé à Châtillon-sur-Seine seulement 11 millimètres pour tout le mois (24 millimètres en 1944).
Le temps a été normalement ensoleillé.

Le Printemps 1991 est de saison au niveau des températures et assez sec, ensoleillé mais aussi avec des brouillards fréquents.

Juin 1991 reste frais (-1°5 C) mais les précipitations retrouvent un niveau proche des normales.
Les températures ont atteint des niveaux records de fraîcheur.
Pour les minimales,
le 4, 1°1 C au Bourget (1°7 C en 1936) ;
le 5, -0°1 C à Châtillon-sur-Seine (record mensuel, 0°5 C en 1949), 1°2 C à Beauvais (1°4 C le 2 juin 1962) ;
pour les maximales,
le 3, 11°4 C à Lille (13°4 C en 1975).
Les épisodes pluvieux sont fréquents et peu abondants, sauf le 16 et 17 où de violents orages ont éclaté. Lille, avec 26 jours de pluie, bat le record de 24 jours de 1985.
Le soleil brille rarement (-107 heures à Orléans).
Le vent a parfois soufflé fort (122 km/h au Bourget le 27).

Juillet 1991 est relativement chaud (+1°5 C), mais humide avec des passages pluvieux fréquents.
Le 11, la température atteint 35°7 C à Nevers (.5°2 C le 12 juillet 1949), 37°5 C à Auxerre (33°8 C en 1983).
Les précipitations se sont avérées supérieures au normale en raison des orages. Il tombe ainsi, le 7, 49 millimètres à Dijon, 52 millimètres à Lille avec des rafales de 119 km/h.
Le temps est moyennement ensoleillé sauf dans le Centre-Est (+36 heures à Dijon).

Août 1991 est très ensoleillé, chaud (+2°2 C) et très sec.
Le déficit de précipitations dans les régions Nord-Est dépasse les 70%. La sécheresse qui sévit depuis 1989 s'accentue énormément ; ainsi, en Lorraine, le phénomène de retour est supérieur à 30 ans.
Le vent a soufflé parfois fort avec 100 km/h le 22 à Lille.

L'Été 1991 est proche des températures de saison, même si les températures ont augmenté continuellement de juin à août. Il a plu modérément, ce qui a entraîné, étant donné les saisons sèches précédentes, de forts étiages et de nombreux cours d'eaux à sec ! Peu d'orage et un soleil un peu plus vaillant que la normale.

Septembre 1991 continue à rester chaud (+2°C) et des précipitations assez élevées.
Même si le 7 et le 8 et en fin de mois, la baisse des températures est prononcée, les températures ont conservé des niveaux élevés pour la saison. Il est aussi à noter qu'à Villacoublay, la première gelée est enregistrée le 13 avec -0°5 C.
Il a plu rarement, mais sous forme d'orages aux pluies copieuses, d'où un excédent assez important, le 11, 35 millimètres à Strasbourg en 12 heures et le 25, 35 millimètres à Langres.
Un ensoleillement correct, et des rafales de vent sous les orages parfois violentes (104 km/h à Luxeuil le 22).

Octobre 1991 est un peu plus frais que la normale (-0°9 C), peu ensoleillé et humide non en quantité mais en fréquence.
Les températures ont parfois été élevées avec 15°2 C en température minimale à Nevers (14°8 C le 13 octobre 1968).

Novembre 1991 a connu des températures proches des normales (-0°2 C), un temps humide durant les deux premières décades et une insolation en conséquence faible.
Les p
luies ont été copieuses :
le 4, 33 millimètres à Giromagny (Territoire de Belfort) et 20 millimètres à Belfort en 12 heures ;
le 3 et 4 , 40,2 millimètres en 24 heures à Desures dans le Pas-de-Calais et 39,2 millimètres au Touquet ;
le 13, 47,3 millimètres à Luxeuil-les-Bains en 19 heures ;
le 19, 33 millimètres au Touquet qui atteint d'ailleurs un record de cumul mensuel avec 222,8 millimètres (222 millimètres en 1960).
Le vent a soufflé fort :
le 3, 115 km/h à Boulogne-sur-Mer ;
le 4, 111 km/h à Troyes ;
le 12, 108 km/h à Saint-Quentin.

L'Automne 1991 est de saison au niveau thermique mais, dans l'ensemble, maussade, humide avec de fréquents passages pluvieux et orageux et du brouillard.

Décembre 1991 finit dans le froid (-0°9 C) avec un temps ensoleillé et sec !
La première quinzaine est rude. Le 14, on relève -12°2 C à Dijon, ce qui constitue un record depuis 1945 (-11° C le 11 décembre 1967). Du 16 au 24, le temps est doux ; ainsi, le 22, à Orly en minimale, on relève 11°3 C (9°9 en 1971) et 13° C en maximale (12°3 C en 1967). La fin du mois est plus froide.
Les précipitations ont atteint un niveau inférieur à la normale.

L'Année 1991 restera dans les mémoires pour diverses raisons : un hiver froid, des froids tardifs, une forte canicule en août, un temps ensoleillé généralement et surtout très sec. C'est une année faite de contrastes, mais les températures restent pour l'ensemble de l'année proches des normales.