Janvier 1998 démarre l'année par un temps assez ensoleillé, doux (+2°2 C) et assez humide sans excès toutefois.
Les deux premières décades sont douces. Ainsi, on bat quelques records de douceur : 15°9 C à Paris-Montsouris le 13 (15°7 C 16 janvier 1993). La dernière décade est plus froide. Mais avec cette douceur, le nombre de jours de gel est déficitaire.
Les deux premières décades sont humides, avec un temps particulièrement perturbé, s'accompagnant de nombreux passages pluvieux et venteux. Le reste du mois est anticyclonique et sec.
L'insolation est élevée pour la saison, notamment dans le Nord.

  

Février 1998 est très ensoleillé, dans la continuité de janvier pour la douceur (+1°6 C) et très sec.
Il a gelé fréquemment au cours du mois, si bien que l'excédent de la moyenne de la température est causé par les températures maximales. Ainsi, la première décade est froide. On relève notamment le 2, -13°4 C à Charleville-Mézières, -11°6 C à Metz, -11°5 C à Nancy, -9°9 C à Strasbourg, -8°C au Bourget. La deuxième décade est printanière. La troisième est plus fraîche.
L'anticyclone prédomine quasiment tout le mois et il pleut rarement, d'où une certaine sécheresse.
Le soleil a été très généreux tout le mois notamment des excédents remarquables en Alsace et dans le Jura.

  

L'Hiver 1997-1998 est marqué par une certaine douceur, sans doute lié au phénomène El Niño, peu de pluie et beaucoup de soleil. La neige s'est faite rare également tout comme le gel.

  

Mars 1998 est très doux (+1°8 C), sec et assez ensoleillé.
Tout le mois se déroule dans une grande douceur excepté un léger refroidissement aux alentours du 10.

  

Avril 1998 est très agité avec un temps quand même assez doux (+0°6 C) mais beaucoup de pluie et de vent.
Le milieu de mois correspondant avec Pâques donne un temps frais, le reste naviguant dans la douceur.
Les précipitations pluvio-orageuses nombreuses ont fait tomber de nombreux records ou se sont trouvés proches des records et le vent a souvent soufflé modérément. Pour l'Île de France, le Centre, la Champagne-Ardennes et la Picardie, en majeure partie, cet épisode pluvieux arrive au premier rang des mois d'avril les plus pluvieux pour un mois d'avril depuis 1949. Il est deuxième ou au troisième rang pour la Lorraine, le Centre-Est, entre le quatrième et le dizième ailleurs, excepté dans l'extrême-nord.
Sous ce temps dépressionnaire, le soleil a alors peu brillé.

  

Mai 1998 est agréable, avec des températures estivales (+2°3 C) et un temps sec.
Les deux premières décades sont chaudes. On bat des records de chaleur durant les Saintes-Glaces avec notamment 30°9 C à Lille le 12 (contre 30°1 C le 25 mai 1953) et 28°8 C à Lons-le-Saunier le 14 (contre 28°6 C le 25 mai 1953). La troisième décade est plus froide avec même quelques gelées le 23 au Nord de la Seine, ce qui est assez exceptionnel.
La pluie s'est faite rare. On relève notamment 3,8 millimètres à Calais au cours du mois. Le déficit est général pour la zone.
Le soleil s'est, en revanche, montré généreux.

  

Le Printemps 1998 est marqué par la douceur et l'humidité en raison de l'excès pluviométrique d'avril. Il s'est montré moyennement ensoleillé.

  

Juin 1998 est un mois contrasté, chaud (+1°4 C) et humide.
Des périodes fraîches alternent avec la canicule du milieu de mois. Le 5, Lons-le-Saunier atteint les 30°5 C égalant le record de juin 1996. Mais dans la nuit du 12 au 13, les températures sont inférieures à 2°C sur le plateau de Langres. La dernière décade est plus chaude et le 21, Villacoublay bat le record de température minimale élevée avec 20°5 C contre 19°2 C le 20 juin 1986.
Au niveau précipitations, c'est un mois chaotique, quelques cumuls importants dans les Ardennes ou dans la Somme du 13 au 15 avec 54,6 millimètres à La Chapelle et 52 millimètres à Vron. En cumul mensuel, sur le plateau de Rocroi, on atteint 133 millimètres ; mais globalement, les cumuls sur la zone sont proches de la normale.
À noter également, les orages du 6 juin 1998 particulièrement violents en Île de France avec des quantités de précipitations importantes en Seine-et-Marne, une intensité des pluies fortes (31 millimètres en une heure à Fontainebleau dont 15,4 millimètres en 6 minutes, soit une durée de retour d'un phénomène équivalent de 100 ans). Les chûtes de grêle sont fréquentes dans les Yvelines, le Loiret et la Seine-et-Marne. En Seine-et-Marne, notamment, les grêlons atteignent une taille entre oeufs de pigeons et oeufs de poule et provoquent par endroit des congères de 50 centimètres. Enfin, le vent a soufflé fort : on relève 83 km/h à Roissy et 86 km/h à Nangis avec par endroits des phénomènes mini-tornades et des trombes, si bien que les dégâts ont été nombreux : arbres arrachés, dommages sur les verrières, toitures et véhicules, inondations.
Le soleil a plutôt fait la moue durant ce mois.

  

Juillet 1998 connaît un temps maussade, frais (-0°4 C) et humide.
Les deux premières décades sont plutôt fraîches. La dernière est plus encourageante. On bat des records de douceur au niveau de minimales le 21 à Épinal avec 20°7 C (20°C en 1964) et le 22 à Nancy avec 22°C.
Difficile de dégager une tendance pluviométrique ce mois-ci, le temps maussade et humide a prédominé, d'où des quantités faibles dans l'ensemble, sauf quelques orages ponctuelles sur le Jura ou dans le Sud des Vosges.
L'insolation a été remarquablement faible. On bat quelques records comme au Bourget avec 131h59 (le précédent record dépassait 145). Paris-Montsouris atteint les 140 heures, ce qui correspond à la valeur la plus basse depuis le début des relevés en 1933 ! On note 14 à 16 jours de jours non ensoleillés alors que la moyenne trentenaire tourne autour de 6. Ainsi, juillet 1998 fera référence en terme de déficit d'ensoleillement tant il est loin devant les derniers records de 1993 et 1981.

  

Août 1998 a été chaud (+0°7 C), sec et ensoleillé.
Si les cinq premiers jours ont été frais avec notamment des records de températures maximales basses comme à Lons-le-Saunier avec 15°6 C le 1 (17°1 C en 1978), les sept jours suivants montrent une canicule exceptionnelle.
On bat de nombreux records de chaleur :
le 10, 37°7 C à Orléans (37°3 C le 4 août 1990) ;
le 10, 37°7 C à Brétigny-sur-Orge (37°2 C le 4 août 1990) ;
le 10, 37°7 C à Orléans (37°3 C le 4 août 1990) ;
le 11, 39°9 C à Avalon dans l'Yonne (36°7 C le 4 août 1990) ;
le 11, 38°8 C à Chatillon-sur-Seine (37°1 C le 16 août 1974) ;
le 11, 38°7 C à Metz (36°6 C le 8 août 1992), record absolu tout mois confondu depuis 1949 ;
le 11, 38°4 C à Romilly-sur-Seine (37°9 C en 1974), record absolu tout mois confondu depuis 1949 ;
le 11, 37°9 C à Loxeville dans la Meuse (34°3 C le 4 août 1994) ;
le 11, 37°7 à Orly (37°4 C le 4 août 1990) ;
le 11, 37°6 C à Nancy (36°3 C le 3 août 1990), record absolu tout mois confondu depuis 1949 ;
le 11, 37°4 C à Dijon (35°6 C le 3 août 1986) ;
le 11, 37°3 C à Paris-Montsouris (mais 37°7 C en 1911) ;
le 11, 37°3 C à Reims (37°C le 3 août 1986) ;
le 11, 37°3 C à Bâle-Mulhouse (37°C le 16 août 1974) ;
le 11, 36°4 C à Cormeilles dans le Val d'Oise (34°4 C le 26 août 1964) ;
le 11, 36°3 C à Phalsbourg (33°2 C le 4 août 1994), record absolu tout mois confondu depuis 1949 ;
le 11, 36°3 C à Luxeuil-le-Bains (35°3 C le 8 août 1992) ;
le 11, 36°2 C à Langres (33°5 C le 8 août 1992), record absolu tout mois confondu depuis 1949 ;
Le temps se refroidit progressivement ensuite. Des records de températures minimales basses s'abattent le 30, notamment 4°8 C relevé à Lons-le-Saunier.
Les pluies ont été orageuses mais souvent rares, car l'anticyclone a prédominé. Des forts cumuls ont été cependant observés en début de mois en Picardie avec 57,2 millimètres à Steenvorde dans le Nord ou vers le 20 dans le piémont jurassien avec 32 millimètres à Giromagny. Mais le déficit est général.
Le soleil a dominé durant une grande partie du mois.

  

L'Été 1998 s'avère, dans l'ensemble, maussade, sec et chaud sans excès.

  

Septembre 1998 connaît des températures normales pour la saison (+0°7 C) et un temps très pluvieux.
Au milieu de mois, les températures ont été très fraîches avec des records de température maximale basse ; notamment le 13, on relève 10°9 C à Dijon au meilleur de la journée (13°C en 1952).
Le temps a été fréquemment agité, très pluvieux avec des restants de cyclones. On relève le 2, 61,6 millimètres de pluie à Dunkerque, dont 48,8 millimètres entre 22h00 et 24h00, 63 millimètres à Desvres dans le Pas-de-Calais. Le 10, on approche les 50 millimètres dans le Doubs avec 48,8 millimètres à l'Isle-sur-le-Doubs.
L'ensoleillement est très faible.

  

Octobre 1998 est frais pour la saison (-0°6 C) et exceptionnellement pluvieux.
Le début de mois est frais. Le 7, on bat un record de température maximale basse sur 7 jours à Troyes avec 9°4 C (10°C en 1956). Des petites gelées sont observées dans le Nord-Est le 13 et le 19.
La pluie est très fréquente.
Les quantités vont s'avérer pour l'ensemble du mois très importantes, surtout en raison des pluies des trois derniers jours du mois où l'on relève notamment 101 millimètres à Danne-et-Quatre-Vent et 99,8 millimètres à Dabo en Moselle, 97,2 millimètres à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin.  C'est dans la nuit du 28 au 29 que les pluies les plus marquées sont tombées.Les cumuls de précipitations en 24 heures ont dépassé 100 millimètres avec le 28, des records absolus dépassés pour Nancy-Ochey avec 64,8 millimètres, Phalsbourg avec 101 millimètres, Loxeville avec 92 millimètres. La pluviométrie exceptionnelle des derniers jours du mois où il est tombé 8 à 10 fois la moyenne statistique de la décade en Lorraine, 3 à 4 fois pour l'Alsace et la Franche-Comté a entraîné un record de cumul de précipitations pour un mois d'octobre (avec un excédent maximal qui atteint 3,5 fois la normale à Loxeville dans la Meuse).Les vents ont parfois soufflé jusqu'à 130 km/h. Toutes ces intempéries sont à l'origine d'inondations, de chutes d'arbre et de tuiles, de glissements de terrains et de coulées de boues.
Le soleil brille également rarement, comme à Reims avec 39 heures ; on bat ou on est proche des records de faible insolation.

  

Novembre 1998 est hivernal avec des températures très froides (-2°6 C) et de la neige.
La première quinzaine de novembre est douce dans son ensemble. En revanche, les températures vont plonger en deuxième quinzaine en raison d'un puissant anticyclone sibérien. Et l'on bat des records de températures minimales basses le 23 et le 24 :
le 23, -14°6 C à Loxéville dans la Meuse ;
le 23, -13°2 C à Nancy-Ochey (-11°C en 1988) ;
le 24, -14°3 C à Fontainebleau ;
le 24, -9°3 C à Melun (-8°9 C en 1993) ;
le 24, -12°5 C à Châtillon-sur-Seine (-11°8 C en 1993) ;
Il ne dégèle pas, et on obtient des valeurs maximales très basses comme à Wagenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin avec -5°9 C le 22. À la fin de mois, le temps se radoucit.
La première quinzaine reste humide ; notamment le 13 et le 14, des cumuls importants sont relevés dans le Pas-de-Calais et dans le Bas-Rhin. La suite du mois est anticyclonique et sèche ; mais la neige fait son apparition à partir du 24 en quantité assez faible cependant en plaine.
L'insolation est assez bonne.

  

L'Automne 1998 est marqué par la fraîcheur et une pluviosité très forte.

  

Décembre 1998 a connu des températures contrastées, mais majoritairement douce (+1°C) et un temps humide.
Le froid neigeux du premier tiers du mois, étant remplacé par la douceur humide du deuxième tiers. On relève notamment dans le Jura, à Saint-Julien le 8, -13°8 C. La deuxième et la troisième semaine sont plus douces. La quatrième est plus froide avec notamment -10°2 C à Saint-Julien le 23, et aucun dégel à Luxeuil. Cependant, la fin de mois est plus douce.
Les précipitations ont été neigeuses en début de mois mais en faible quantité. La pluie prend le relais en milieu de mois toujours en faible quantité en raison des conditions anticycloniques. Elle est plus soutenue en fin de mois. Ainsi, s'il a plu ou neigé fréquemment, les quantités sont restées faibles.
L'insolation est restée dans les normales.

  

L'Année 1998 est marquée encore par une douceur constante (+0°8 C) et un temps durablement humide. Il a fréquemment plu et parfois en quantité importante. Il a peu gelé ; les températures ont parfois monté très haut. Le soleil s'est souvent caché également au cours de cette année et surtout à partir d'avril.