Janvier 2000 s'est révélé plus doux que la normale (+0°9 C) et sec.
Après deux décade assez douce, la dernière s'avère hivernal, avec -10°1 C à Wagenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin, -14°4 C à Giromagny dans le Territoire de Belfort, -17°4 C à Saint-Julien dans le Jura.
La pluie s'est faite rare durant ce mois, même si le temps s'est avéré humide et brumeux durant la première quinzaine. Finalement, le soleil a globalement bien brillé au cours de ce mois.
Le vent a soufflé rarement fortement excepté en fin de mois : 104 km/h à Vron dans la Somme le 22, 108 km/h à Colmar le 29, 104 km/h à Séléstat dans le Bas-Rhin le 30.

 

Février 2000 a continué avec un temps très doux (+2°7 C) et très arrosé.
La première décade est très douce ; le rafraîchissement se fait sentir un peu par la suite jusqu'au 13 et aux alentours du 21. L'ensemble est sinon très doux !
Les pluies ont été fréquentes. Le 8, il tombe notamment, 49 millimètres à Belfahy en Haute-Saône, 67,2 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort ; le 10, 21,6 millimètres sont relevés à Tourteron dans les Ardennes, 23,4 millimètres à Fied dans le Jura, 27,8 millimètres à Belfahy, 30 millimètres à Lucelle dans le Haut-Rhin. Le 13, on relève, 24,8 millimètres à Champagnole dans le Jura et 34 millimètres à Giromagny. On note encore 23 millimètres à Hohwald dans le Bas-Rhin et 23,8 millimètres à Saint-Laurent en Grandvaux dans le Jura le 15. Le 19, dans la même ville, 25,8 millimètres sont aussi tombés. Sur la dernière décade, les précipitations sont de nouveau excédentaires puisqu'il tombe notamment 25 millimètres le 25 et 26 millimètres le 26 à Belfahy. 54 millimètres sont aussi tombés à Geishouse dans le Haut-Rhin le 29. Si bien que les cumuls sont importants au niveau mensuel.
L'insolation est globalement conforme à la normale...
Le vent a fortement soufflé en première décade où l'on relève 97 km/h à Villette en Meurthe-et-Moselle, 101 km/h à Abbeville le 8.

 

L'Hiver 1999-2000 s'est révélé plus doux que la normale, avec une forte douceur même en février, si bien que les jours sans dégel ou même avec gel ont été rares tout comme les jours de neige.
Excepté Janvier 2000 très sec, les précipitations ont été très copieuses cet Hiver et les pluies ont été fréquentes. Les perturbations ont également été accompagnées de vent très fort. La forte humidité ambiante a favorisé les brouillards par temps plus calme comme en Janvier.

 

Mars 2000 est dans la poursuite des mois doux (+1°2 C) avec un temps plutôt bien ensoleillé et des quantités de pluie assez faibles.
La première décade se révèle dans l'ensemble assez fraîche. On relève le 2 notamment, -3°4 C à Charleville-Mézières ; à Auberive en Haute-Marne, on note -7°4 C le 5 et -6°4 C le 7. Ensuite, le temps se radoucit les jours suivants avant le bref retour des gelées le 13 avec -4°4 C à Auberive. Les températures maximales sont également fraîches avec 6°1 C à Villette en Meurthe-et-Moselle ou 5°7 C à Wagenbourg Engenthal dans le Bas-Rhin le 15. Tout comme la première décade, les maximales sont supérieures à la normale et les minimales plutôt plus basses. Au début de la troisième décade, on note quelques gelées avec encore -4°2 C à Auberive le 22, mais ensuite la grande douceur s'installe jusqu'au 27 ; ainsi, on relève, 20°9 C à Colmar le 22. Le 28, on retrouve quelques gelées avec -4°4 C à Bourdons dans la Haute-Marne et le 29, on relève seulement 2°5 C à Pouilly-en-Auxois dans la Côte d'Or au meilleur de la journée.
Dans l'ensemble, le mois s'est avéré peu humide en quantité même si la fréquence des précipitations a été assez élevée. Mais certains cumuls ont été parfois importants : le 3, il est tombé 27 millimètres à Cambrai-Epinoy dans le Pas-de-Calais, 37 millimètres à Rothau dans le Bas-Rhin et 38,4 millimètres à Giromagny.
L'insolation a été plutôt supérieure à la normale au cours de ce mois.
Quelques vents forts ont été relevés au cours de ce mois. Le 3, il souffle jusqu'à 108 km/h à Wangenbourg dans le Bas-Rhin, 101 km/h à Saulty dans le Pas-de-Calais ou à Dunkerque dans le Nord. Le 7, 90 km/h sont encore relevés à Radinghem dans le Nord et le lendemain à Valenciennes.

 

Avril 2000 est caractérisé par un temps très humide et plus doux que la normale (+1°2 C).
La première quinzaine est plutôt fraîche. On observe des gelées le 7 jusqu'à -4°2 C à Auberive dans la Haute-Marne. On note également -2°5 C à Steenvoorde dans le Nord le 11. Le 16, on note encore -2°C à Bray-et-Lu dans le Val d'Oise et encore -2°4 C à Auberive le 20. Même s'il gèle encore à Auberive à -0°4 C le 24, la dernière décade est chaude. On relève le 28, 13°4 C à Metz-Frescaty et 28°7 C à Strasbourg le 22.
Au niveau des cumuls de précipitations, on remarque que la première est plutôt moins arrosée que les deux suivantes. Ainsi, il tombe le 11, 24 millimètres à Radinghem dans le Pas-de-Calais, 30 millimètres à Bernaville dans la Somme le 13. On retrouve encore de forte pluie le 20 où l'on relève 29 millimètres à Vron dans la Somme, 32 millimètres au Touquet. Des orages éclatent le 25 et il tombe 32,8 millimètres à Boulogne dans le Pas-de-Calais. Cependant, on peut noter que si le Nord-Ouest est très humide avec un excédent de 336% à Boulogne-sur-Mer par rapport à la normale, l'Est de la zone est sèche avec seulement 18 millimètres tombés à Wolxheim dans le Bas-Rhin, soit 43% de la normale.
Le vent a peu soufflé fort au cours de ce mois, le fait marquant étant surtout les pluies fréquentes et copieuses sous forme parfois orageuse.

 

Mai 2000 a montré des caractères d'été précoce avec des températures bien supérieures à la normale (+2°6 C) et des orages fréquents.
La première décade constitue pour l'Est de la France les températures les plus élevées depuis 1945. La moyenne de Dijon atteint ainsi 11°4 C (11°1 C en 1958). Le 10, il fait au petit matin, 16°3 C à Wissembourg dans le Bas-Rhin ; le 11, il fait 18°8 C à Hegeney et le 16, 21°1 C à la Tour Eiffel. Des maximales records sont atteints en Alsace le 11 avec 29°6 C à Strasbourg. La deuxième quinzaine et la fin du mois est plus fraîche. Le 19, il ne fait que 0°3 C à la Loupe dans l'Eure-et-Loir. Le 23, il gèle même à Auberive en Haute-Marne. Le 30, il ne fait que 1°3 C à Bourdons également en Haute-Marne et seulement au maximum, 10°2 C à Monthermé dans les Ardennes.
Des contrastes de températures en première quinzaine provoquent des situations orageuses. On relève au meilleur de la journée, 8°6 C à Desvres dans le Pas-de-Calais alors que la température atteint 24°C à Strasbourg ! Sous les orages, parfois de grêle, les quantités sont parfois abondantes :
le 3, 30,4 millimètres à Strasbourg ;
le 5, 19,6 millimètres à Trappes ;
le 6, 31,8 millimètres à Chevillon en Haute-Marne (dont 24,2 millimètres en une heure), 23,8 millimètres à Frotey-lès Vesoul en un peu plus d'une heure ;
le 7, il tombe 55,2 millimètres en deux heures au Chapet dans les Yvelines ;
le 8, 48 millimètres à Nancy-Ochey ;
le 11, 32,8 millimètres à Orly, 44,8 millimètres à Chevillon (dont 28,8 millimètres en une heure), 47 millimètres à Paris-Montsouris et 40,2 millimètres à Champagnole dans le Jura ;
le 27, 33 millimètres à Saint-Julien dans le Jura ;
le 30, 82,4 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort, 73,4 millimètres à Belfahy en Haute-Saône, 58,2 millimètres à Châtillon-sur-Seine (dont 30,2 millimètres en trois heures), 42,4 millimètres à Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne, 30 millimètres à Nancy-Ochey.
Le cumul mensuel le plus élevé en France pour ce mois de mai se situe à Chevillon en Haute-Marne avec 212,6 millimètres et l'excédent atteint 184% à Steenvoorde dans le Nord.
L'insolation s'est avérée assez moyenne.
Les rafales sous les orages ont été violentes : 90 km/h à Saulty dans le Pas-de-Calais le 19, 133 km/h à Boulogne-sur-Mer le 28.

 

Le Printemps 2000 se caractérise par des températures nettement supérieures à la normale, un fort cumul de pluie et de nombreux orages. Les jours de gel ont été assez rares. En revanche, les jours de chaleur et de canicule ont été très nombreux.

 

Juin 2000 a connu un temps estival, particulièrement ensoleillé sur l'Alsace et l'Est de la  Lorraine, avec des températures supérieures à la normale (+1°7 C) et un temps sec.
Le mois a vu des températures très fluctuantes. On atteint ainsi 32°7 C à La Wantzenau dans le Bas-Rhin, le 9. Le 11, on ne relève que 3°6 C à Rouvroy les Merles dans l'Oise alors qu'il fait au petit matin 18°4 C à Obernai dans le Bas-Rhin. Le 13, il ne fait que 13°1 C au meilleur de la journée à Desvres dans le Pas-de-Calais. Vers le 20, on atteint alors des  records de chaleur : le 19, on relève en température maximale 32°6 C au Bourget (31°3 C le 20 juin 1998), 31°8 C à Lille-Lesquin (30°C le 17 juin 1957), 32°3 à Nancy-Essey (31°5 C le 21 juin 1998) et le 20, 24°7 C de température moyenne à Orléans-Bricy (24°6 C en 1988). Au petit jour, on a aussi relevé 22°5 C à Paris le 19 et 23°2 C à Courbevoie le 20. On atteint aussi 35°C à Strasbourg ce même jour en maximale et le lendemain, 33°7 C à La Wantzenau et 20°8 C à Wangenbourg Engenthal dans le Bas-Rhin au plus faible de la journée. Le temps change les jours suivants et on passe alors de la canicule à une forte fraîcheur. On ne relève que 12°5 C le 24 à La Tour Eiffel au meilleur de la journée du 24. On atteint un record à Roville-aux-Chênes le 27 avec 3°1 C (record de froid de 1996 égalé). Il ne fait que 1°5 C à Pontfaverger dans la Marne le 28 et 4°2 C à Saint-Jean sur Tourbe dans le même département le 28.
Les précipitations ont été assez rares et ponctuelles sous forme orageuse au cours du mois. Ainsi, si le déficit global de la zone atteint 60%, il n'est tombé que 2,4 millimètres à Gincrey dans la Meuse pour l'ensemble du mois, soit 5% de la normale. Mais, les orages ont parfois apporté de forts cumuls de pluie. Ainsi, il est tombé le 4, 43 millimètres de pluie à Langres en 6 heures dont 24 millimètres en 45 minutes avec de la grêle. On note, ce même jour, 22,8 millimètres à Belfahy en Haute-Saône. Il tombe le 9, 31,6 millimètres en 1 heure à Roville aux Chênes dans les Vosges le 9 et 43,8 millimètres en 4 heures à Semur en Auxois dans la Côte d'Or le 11.
L'insolation a été globalement très excédentaire sur la partie Est du territoire avec notamment 306 heures à Nancy-Essey (339,6 heures en 1976) ou 305 heures à Strasbourg (315,9 heures en 1976) pour l'ensemble du mois. Elle est plus faible et proche de la normale dans sa partie Ouest avec notamment 228 heures au Bourget (325,3 heures en 1976, moyenne 222,4 heures), et 203 heures à Abbeville (292,1 heures en 1976, moyenne 216,6 heures).
Le vent s'est fait assez rare dans l'ensemble au cours du mois, sauf sous les orages. Ainsi, on relève 101 km/h à Colmar le 5, 90km/h à Rocroi dans les Ardennes le 21 et 94 km/h à Boulogne-sur-Mer le 22.

 

Juillet 2000 restera dans les annales pour son manque de soleil, ses fortes précipitations et des températures bien fraîches pour la saison (-1°3 C). Il est à noter que c'est le premier mois avec des températures inférieures à la normale depuis novembre 1999.
La troisième semaine de juillet a été de saison, tout le reste du mois a été marqué par un temps maussade et très humide.
Après un début de mois correct au niveau des températures, elles chutent rapidement au cours de la première décade pour même s'accentuer  en deuxième sachant que la troisième restera assez fraîche également. Pour les minimales, on relève notamment 7°4 C à Auberive dans la Haute-Marne le 1, 5°9 C à Saulty dans le Pas de Calais le 8, 6°7 C à Saint-Julien dans le Jura le 9 et encore 4°5 C à Auberive le 19.
Pour les maximales, le déficit est quasiment continuel tout au long du mois. On ne relève que 16°1 C à la Chapelle dans les Ardennes le 4, 16°4 C à Desvres dans le Pas-de-Calais le 5, 13°5 C à Monthermé le 8. Le 14, Besançon connaît le 14 juillet le plus froid depuis 1923 avec 15°9 C. Il ne fait que 15°8 C à Clairfontaine dans l'Aisne le 25. Il est à noter que pour la deuxième décade, de nombreux records de fraîcheur ont été battus :  ainsi à Dijon, la moyenne des températures moyennes a été de 15°C contre 16°1 C en 1980 et la moyenne des températures minimales de 10°3 C contre 11°9 C en 1988. Pour montrer cette fraîcheur, prenons l'exemple de Paris : la moyenne au mois de juillet est de 19°5  C ; cette année, elle a été de 17°4 C (mais 15°6 C en 1980).
Au niveau précipitations, les cumuls ont été très importants sous les virulentes vagues orageuses. On relève ainsi :
48,2 millimètres à Villaines dans le Val d'Oise le 2 ;
54,6 millimètres à Dosnon dans l'Aube le 4 ;
66,4 millimètres à Vendrest dans la Seine-et-Marne avec des grêlons de 2 centimètres le 6 ;
69,8 millimètres à Villette dans la Meurthe-et-Moselle le 7 ;
73,8 millimètres à Chambrecy (Marne) et 85,8 millimètres à Monthois (Ardennes), 70,4 millimètres à Belfahy (Haute-Saône) le 9  ;
40,4 millimètres à Mathaux dans l'Aube le 11 ;
30 millimètres à Bourdons-sur-Rognon (Haute-Marne), 37 millimètres à Belfahy (Haute-Saône) le 13, 50 millimètres à Giromagny (Territoire de Belfort) le 13 ;
49 millimètres à Fontenay-Trésigny en Seine-et-Marne le 26 ;
35 millimètres à Steenvoorde dans le Nord le 27 avec des inondations dans la région lilloise ;
33,6 millimètres à Belfahy (Haute-Saône) le 29.
Rapport de précipitations par rapport à la normale Toutes ces pluies entraînent évidemment de forts cumuls mensuels : à Dijon, c'est la première quinzaine la plus arrosée depuis 1945 avec 86 millimètres contre 73,6 millimètres en 1989. Le cumul atteint ainsi 330,4 millimètres à Belfahy dans la Haute-Saône.
Records mensuels de précipitations :
à Luxeuil-les-Bains, 166,8 millimètres (148,6 millimètres en 1953) ;
à Nancy-Ochey, 172 millimètres (126 millimètres en 1987) ;
à Besançon, 179 millimètres ce qui constitue un record depuis 1949 puisque l'on avait relevé 163,6 millimètres en 1977 ; mais on a relevé 182 millimètres en 1930 ; et même 211 millimètres en 1882 et 258 millimètres en 1879 (École normale), 200 millimètres en 1851 (Génie) ;
Nombre de jours de pluie à Metz, 175,4 millimètres (record depuis le début des relevés en 1825 !).
Il est tombé 21 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre à Saint-Dizier, soit un excédent de 12 jours par rapport à la normale. À Paris, il est tombé 18 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre. Il faut remonter à 1960 ou 1957 pour trouver un nombre de jours plus important (19). On atteint aussi des records sur le nombre de jours de pluie :
au Bourget-Bonneuil, 24 jours (18 jours en 1960) ;
à Nancy-Ochey, 20 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre (15 jours en 1993).
Avec des conditions aussi perturbées et aussi orageuses, le vent a été fort. On relève 115 km/h à Rocroi dans les Ardennes le 1, 126 km/h à Orléans-Bricy et 137 km/h à Charleville-Mézières le 2.
Mais c'est surtout le soleil qui a été rare. On a relevé 147,4 heures à Paris-Montsouris. Seule l'année 1998 avec 139,8 heures a été encore moins ensoleillé depuis 1931 ; on avait relevé 158,8 heures en 1980. À Besançon, on a relevé 196 heures (mais 192 heures en 1993, 175,3 heures en 1980, 147 heures en 1948, 187 heures en 1940, 166 heures en 1936, 176 heures en 1932, 169 heures en 1931, 165 heures en 1930). Donc, cette valeur a été plus basse seulement 8 fois en 79 ans (début des relevés en 1921). À Lille, le soleil n'a brillé que 120,9 heures soit la valeur la plus basse depuis 1949 (129,2 heures en 1965, 141,4 heures en 1980, 144,7 heures en 1998, alors que la moyenne se situe à 205 heures).

 

Petite analyse de ce mois de juillet particulièrement frais et pluvieux (source Météo-France) :
Cette année, l'anticyclone a touché une zone beaucoup plus réduite qu'habituellement, sa limite orientale se situant beaucoup plus à l'Ouest cette année, ce qui a favorisé l'établissement d'un flux de Nord selon un axe Est de l'Écosse-Londres-Nîmes.
Ce temps a surtout marqué les deux premières décades, entraînant de forts cumuls de précipitations, il est tombé en 15 jours, sur la moitié Nord, notamment Paris, Reims, 2 fois un mois de juillet normal.
Au niveau température, la moyenne a été déficitaire d'environ 2°C au cours de la première quinzaine.
Au niveau insolation, le nombre de jours bien ensoleillés (>80%) n'a pas dépassé 2 jours sur la première quinzaine, et seulement 47 heures à Paris. Les durées d'ensoleillement n'ont pas atteint la moitié des normales à Lille, Reims, Besançon, Strasbourg.

 

Août 2000 nous permet de nous réconcilier avec un temps estival assez orageux avec des disparités pluvieuses suivant les régions mais tournant autour des normales et des températures chaudes (+1°6 C).
Les températures ont, pourtant, connu de fortes variations. Pendant la première décade, au niveau des minimales, on note pourtant seulement 7°7 C à Bourdons sur Rognon en Haute-Marne le 5 ; mais les températures, en général, restent aussi bien pour les minimales que pour les maximales autour des normales. Au cours de la seconde décade, les températures minimales démarrent fraîchement puisque l'on note le 11, seulement 7°8 C à Rouvroy les Merles dans l'Oise ou 7°6 C à Charleville-Mézières, mais dès le 13, elles remontent franchement puisqu'on relève à Saint-Denis 22°7 C  en température minimale le 13. Globalement, cette deuxième décade est plutôt chaude. La troisième est aussi fluctuante, avec de chaudes températures vers le 24 et des températures fraîches autour comme le 21 avec 16°3 C à Phalsbourg en Moselle ou à Cerisières dans la Haute-Marne, et 16°5 C à Giromagny le 31.
Les précipitations ont tourné autour des normales, bien que l'activité orageuse a été très importante : on relève ainsi,
le 2, 25,8 millimètres à Frotey-lès-Vesoul en Haute-Saône ;
le 5, 37,2 millimètres à Rully en Saône-et-Loire ;
le 8, 36 millimètres à Saulty dans le Pas-de-Calais ;
le 17, 32,8 millimètres aux Trois Épis dans le Haut-Rhin ;
le 18, 38 millimètres au Vieux Moulin dans l'Oise ;
le 19, 38,4 millimètres à Lille Lesquin dont 34,4 millimètres en 3 heures ;
le 20, 36 millimètres à Arbois dans le Jura ;
le 21, 30 millimètres à Besançon, 50 millimètres à Lons-le-Saunier et 25 millimètres à Nancy.
Il est à noter que Colmar a été la ville où le nombre de jours de pluie supérieure à 1 millimètres a été le plus important en France avec 13 jours.
Ces orages sont à l'origine de forts coups de vent ;  ainsi, on note :
le 10, 86 km/h à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine ;
le 18, 115 km/h à Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne ;
le 19, 112 km/h à Fagnières à côté de Châlons-en-Champagne dans la Marne et 104 km/h à Septarges dans la Meuse.
L'insolation a été globalement bien excédentaire sur le Nord-Est dépassant même les 250 heures.

 

L'Été 2000 a semblé assez pluvieux dû à l'excès de juillet et compte-tenu de de l'activité orageuse, importante cette année le tout sous des températures tournant en moyenne autour des normales saisonnières.
L'activité orageuse est à l'origine de forts cumuls, puisqu'il est tombé 525 millimètres de pluie à Belfahy pour l'ensemble de la saison.

 

Septembre 2000 s'est caractérisé par un mois digne d'une fin d'été avec des températures plus chaudes que la normale (+1°2 C) et pas trop arrosé.
La première décade s'est avéré dans les normales au niveau des températures, même si l'on a relevé 18°1 C à Paris XXe le 9 en température minimale et en température maximale, 14°7 C à Monthermé dans les Ardennes le 3 ou 14°1 C à Villette en Meurthe-et-Moselle le 5.
La deuxième décade reste assez chaude malgré quelques températures maximales basses comme 11°5 C à Monthermé le 16 et 12°2 C à Langres le 20.
La troisième décade est aussi excédentaire au niveau des températures malgré un 12°4 C en température maximale le 30 à Saint-Julien dans le Jura.
Les pluies sont tombées souvent sous forme orageuse d'où des cumuls très importants et des disparités géographiques :
le 1er, 24,6 millimètres à Dabo en Moselle et 40,4 millimètres Boulogne-sur-Mer ;
le 2, 30 millimètres à Giromagny et 37,6 millimètres à Frignicourt dans la Marne ;
le 3, 24,8 millimètres à Luxeuil les Bains en Haute-Saône ;
le 6, 21,4 millimètres à Lomont dans le Doubs et 23,2 millimètres à La Chapelle dans les Ardennes ;
le 12, 45,6 millimètres à Semur en Auxois dans l'Yonne
         46 millimètres à Saint-Dizier entre 21h00 et 22 heures dont 43 millimètres en 18 minutes,
         52 millimètres à Chalon Champforgeuil en Saône-et-Loire,
         52,2 millimètres à Chatillon sur Seine de 18h30 à 24h00,
         60 millimètres à Riceys dans l'Aube ;
le 15, 23,4 millimètres à Lille-Lesquin dont 16,4 millimètres en 12 minutes ;
le 16, 27,5 millimètres à Wissembourg dans le Bas-Rhin ;
le 20,  41,8 millimètres à La Pesse dans le Jura, 20,8 millimètres à Roville-aux-Chênes dans les Vosges, 28,8 millimètres à Belfahy en Haute-Saône.
Le nombre de jours avec précipitations a été assez importante ce mois-ci et notamment un écart de plus de cinq jours par rapport à la normale à Metz-Frescaty pour le nombre de jours avec précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre.
L'insolation a plutôt été déficitaire. On note notamment 93 heures au Touquet dans le Pas-de-Calais au cours de ce mois.

 

Octobre 2000 s'est révélé particulièrement humide avec des températures douces (+0°8 C).
Les températures sont restées dans les normales tout au long du mois sans atteindre des excès, cela étant dû aux vents de Sud-Ouest qui n'ont quasiment pas cessé de souffler tout au long du mois.
On note cependant les premières gelées sur le Nord-Est le 8 avec notamment -0°9 C à Colmar.
D'ailleurs, du 5 au 9, les températures sont fraîches aussi en journée, puisqu'on relève seulement 10°3 C à Villette en Meurthe et Moselle et 8°2 C à Monthermé dans les Ardennes.
Un peu de fraîcheur matinale touche le Nord de la Loire le 14 après le passage d'un front pluvieux avec 1°2 C à Fontainebleau.
Ce temps perturbé favorise de fortes variations journalières des températures. Ainsi, on relève 21°7 C à Strasbourg le 16 et seulement 10°8 C à la Chapelle dans les Ardennes le 18 et 8°6 à Monthermé le 31 en température maximale.
Au cours de ce mois, la température moyenne mensuelle la plus basse a été relevé en France à Langres avec 10°6 C. Mais, l'excès le plus important à la normale a été relevé à Strasbourg-Entzheim dans le Bas-Rhin avec 1°9 C.
Les pluies au cours de ce mois ont non seulement été très fréquentes mais aussi très copieuses. Des cumuls journaliers importants sont relevés :
le 11, 25,4 millimètres à Arnay-le-Duc en Côte d'Or en dix heures, 17,2 millimètres à Fayl-Billot en Haute-Marne en six heures ;
le 12, 42 millimètres à la Pesse dans le Jura ;
le 16, 46,2 millimètres à Cambrai-Épinoy, 36,2 millimètres en douze heures à Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne, 25,6 millimètres à Beauvais en 6 heures, 26,2 millimètres à Lille en douze heures ;
le 18, 36,4 millimètres à Neuvizy dans les Ardennes, 30,2 millimètres au Bourget ;
le 27, 26,2 millimètres à Desvres dans le Pas-de-Calais et 29 millimètres le 29.
du 30 au 31, 31 millimètres à Pesmes et 43,2 millimètres à Port-sur-Saône en Haute-Saône ;
Il a plu 22 jours de précipitations supérieures à 1 millimètre à Abbeville au cour de ce mois soit près de 12 jours de plus que la normale !
Les vents ont fortement soufflé au passage des quelques tempêtes qui ont traversé le pays au cours de ce mois. On relève ainsi, 86 km/h à Beauvais et 104 km/h à Arbois dans le Jura le 10, 79 km/h à Toussus-le-Noble dans les Yvelines, le 11 , 119 km/h à Paris-Montsouris, 109 km/h à Lille, 104 km/h à Orly, Évreux et Margny-les-Compiègne dans l'Oise, 101 km/h à Orléans et Creil le 30.
Dans cet atmosphère très agité, le soleil a brillé bien plus rarement qu'à la normale et on relève ainsi 57 heures d'insolation au Touquet pour l'ensemble du mois.

 

Novembre 2000 est dans la continuité du mois précédent avec encore plus d'excès : dépressionnaire, très doux (+2°1 C) et très humide.
D'abord, les gelées se sont avérées très rares compte tenu d'aucune vague de froid. Ainsi, il n'a pas gelé à Nancy-Essey, ce qui ne s'est jamais produit depuis le début des relevés en 1946 ! À quelques exceptions prêts, les minimales et les maximales ont connu des niveaux élevées, surtout au cours de la troisième décade.
Si l'on note en faiblesse maximale, 7°4 C au Cirfontaines dans la Haute-Marne le 2, 5°8 C à Monthermé dans les Ardennes le 8, 3°8 C le 20 dans la même commune et 4°8 C à la Chapelle dans le même département le 24 et si l'on observe -3°5 C le 16 et -3°1 C le 25 à Saint-Julien dans le Jura, voire 1°6 C à Monthermé le 17, ces valeurs font vraiment exception.
Des records de douceur sont observés en fin de mois :
Pour les minimales, 12°2 C à Lons le Saunier le 29 (10°2 C en 1983) ;
Pour les maximales, des records sur période glissante de 7 jours,
le 28, 16°9 C à Colmar (16°6 C en 1992, record depuis 1958) ;
le 30, 16°5 C à Nancy-Essey, 17°3 C à Épinal (17°2 C le 3 décembre 1985), 17°8 C à Lons-le-Saunier (17°2 C le 3 décembre 1985).
On peut noter que Langres a été la ville la plus fraîche de France avec 6°4 C et Nancy-Essey la ville qui s'est le plus écartée de la normale en faveur de la chaleur avec +2°9 C !
Ce mois a été très pluvieux également toujours poussé par des vents de Sud-Ouest.
On relève :
du 12 au 13, 35,4 millimètres à Frotey-les-Vesoul, 51,4 millimètres à Dijon, 72,6 millimètres à Seurre dans la Côte d'Or ;
le 13, dans la Haute-Saône,
60 millimètres à Pesmes, 53,2 millimètres (dont 28,4 millimètres en 12 heures) à Port-sur-Saône, 51,4 millimètres en 12 heures à Luxeuil-les-Bains ;
dans le Doubs, 27,4 millimètres à Besançon en 12 heures ;
dans le Jura, 47 millimètres à Arbois, 51 millimètres à Tavaux, 53 millimètres à Montmorot ;
du 13 au 14, 20,6 millimètres à Strasbourg ;
le 25, 22,8 millimètres à Margny-les-Compiègne dans l'Oise.
Des records mensuels de quantité de précipitations ont ainsi été battus comme à Beauvais, avec 124 millimètres contre 119 millimètres en 1965.
Les épisodes tempêtueux en début de mois ont permis de relever 97 km/h à Boulogne-sur-Mer.
Le soleil a peu brillé également dans cet atmosphère agité, ainsi Charleville-Mézières a été la ville la moins ensoleillée de France avec 20 heures.

 

L'Automne 2000 aura été caractérisé par un temps durablement dépressionnaire, très agité, très anormalement pluvieux aussi bien en quantité qu'en fréquence, bien doux et très venté. Les brouillards et les gelées se sont faits rares...
Il est à noter que sur les 50 dernières années, le cumul d'octobre et de novembre 2000 est un record absolu notamment dans le Centre et en région parisienne. On atteint deux à trois fois les valeurs normales. Les précipitations ont parfois été ininterrompues avec 26 jours de précipitations supérieures à 1 millimètres à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais ou 18 jours à Paris.
À Boulogne-sur-Mer, les valeurs cumulées sur les mois d'octobre et novembre 2000 atteignent des records avec 501,4 millimètres contre 308,6 millimètres en 1997 ; idem à Paris-Montsouris avec 228,4 millimètres contre 213,1 millimètres en 1966.

Décembre 2000 a suivi cet automne dans la même mouture avec des vents continuels de Sud-Ouest entraînant une douceur exceptionnelle sur le territoire (+3°5) et encore des précipitations supérieures à la normale.
Les deux premières décades sont exceptionnellement douces, car malgré les trois premiers jours frais avec -0°3 C le matin à Colmar le 2 et 6°4 C à Monthermé dans les Ardennes en température maximale le 3, les températures montent sensiblement à partir du 5 pour atteindre des records pour les températures maximales le 7 :
16°C à Roville-aux-Chênes dans les Vosges (15°5 C en 1985) ;
17°C à Orly (16°1 C le 4 décembre 1953) ;
17°8 C à Orléans (16°4 C en 1953).
Cela continue aussi au cours de la première moitié de la deuxième décade avec un nouveau record à Roville-aux-Chênes le 13 avec 10°3 C en température minimale (9°5 C en 1989).
Le rafraîchissement intervient en deuxième quinzaine, puisque l'on note notamment en températures maximales, 1°4 C à Monthermé le 16, 3°4 C le 17 et 6°9 C le 19 à Villette en Meurthe-et-Moselle le 17 et 2°C à Wangenbourg Engenthal dans le Bas-Rhin le 20.
De sévères gelées font leur retour à partir de la troisième décade avec -3°2 C le 21 et -7°2 C le 22 à Badonviller en Meurthe-et-Moselle, -6°2 C à la Chapelle dans les Ardennes le 22 ou encore -3°2 C à Bernaville dans la Somme le 28. Des journées sans dégel font même temporairement leur apparition à Wangenbourg Engenthal le 21 avec -1°2 C et le 22 -3°1 C, -1°3 C à Desvres le 26 ou encore -1°C le 30 à Langres et -0°5 C à la Chapelle dans les Ardennes le 31.
Sur l'ensemble du mois, l'écart à la normale est supérieure d'au moins 3°C à la normale et dépassant les 4°C dans certains secteurs, la ville de Langres étant pour ce mois la ville la plus froide de France, cependant, avec 5°1 C de température moyenne.
Les précipitations ont été régulières et parfois copieuses au cours du mois, entraînant même des inondations dans les Yvelines ou le Nord-Pas-de-Calais. On relève des cumuls journaliers remarquables :
le 2, 46,8 millimètres à Arras ;
dans la nuit du 2 au 3, 30,6 millimètres à Beauvais en six heures ;
le 8, 60,2 millimètres à Bonnevaux dans le Doubs ; en six heures, 26 millimètres à Champagnole et 27,6 millimètres à Saint-Julien dans le Jura ;
le 14, 26 millimètres à Tannay dans les Ardennes ;
C'est à Dieppe où l'on a vu le nombre de jours de précipitations supérieures à 1 millimètres en France avec 22 jours, soit plus de 9 jours par rapport à la normale.
Plusieurs tempêtes sont passés sur le pays au cours du mois entraînant des vents forts. On relève ainsi :
le 8, 97 km/h à Beauvais-Tille ;
le 10, 133 km/h à Arras-Wancourt, 126 km/h à Saint-Quentin, 115 km/h à Abbeville, 101 km/h à Saint-Arnoult dans l'Oise ;
le 13, 126 km/h à Boulogne-sur-Mer.
L'insolation tourne autour de la normale. Metz a été la ville la plus sombre de France avec 27 heures.

L'année 2000 a été marquée par un temps quasi-continuellement pluvieuse, venteuse et très douce. La température moyenne se situe aux alentours de 11°C dans le Nord de la France avec des températures généralement supérieures de 1°C à plus de 2°C par rapport à la normale et se rapproche de 1994, l'année record depuis 1949. Le nombre de jours de précipitations ainsi que les cumuls atteignent de niveaux records aussi.