Janvier 2001 commence cette année par une douceur anormale et remarquable (+2°C) et le tout sous un temps bien arrosé durablement.
Donc ce mois a été marquée par une grande douceur malgré un fléchissement en fin de première décade avec 2°3 C à la Chapelle dans les Ardennes le 8 et 1°5 C à Til Châtel en Côte d'Or le 9 pour les températures maximales.
On retrouve les gelées à partir du 12 avec -2°C à Monthermé, -5°8 C et -9°C à Luxeuil les Bains les 13 et 14. On atteint -9°5 C à Colmar le 16 et -8°7 C à Maxey sur Vaise dans la Meuse le 17.
Durant cette deuxième décade, on connaît quelques journées sans dégel : -2°1 C et -2°9 C à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin le 14 et le 15. Ce même jour, à Haravilliers dans le Val d'Oise, il ne dégèle pas puisque la température maximale atteint -0°6 C. Le 19, on relève aussi -3°2 C à Wissembourg dans le Bas-Rhin.
En début de troisième décade, le froid recule mais note tout de même -6°6 C à Til Châtel le 21 en minimale et 0°2 C en maximale. Il faudra ensuite attendre la fin de mois pour retrouver des températures inférieures aux normales de saison avec -4°7 C à Luxeuil les Bains le 29 en minimale et 0°2 C à l'aéroport de Metz en maximale le 30.
La ville la plus froide de France en janvier est Langres avec 2°6 C de température moyenne.
Les pluies ont été assez régulières et copieuses au cours du mois. On relève ainsi :
le 2, 32 millimètres en six heures à la Pesse dans le Jura,
le 5, 58,2 millimètres à Monthermé dans les Ardennes,
le 21, 32,8 millimètres à la Chapelle dans les Ardennes.
Sélestat dans le Bas-Rhin est la station française où il a plu en cumul le moins au cours de ce mois de janvier avec 27,8 millimètres.
Le vent a parfois soufflé assez fort avec le 23, 97 km/h à Margny les Compiègne dans l'Oise et le 27, 94 km/h à Villette dans la Meurthe et Moselle ainsi que 108 km/h à Arbois dans le Jura.

Février 2001 continue cette année sous un temps maussade et doux (+1°7 C).
En fait, ce mois est en deux phases : une première quinzaine douce suivie d'une deuxième plus hivernale avec de la froidure et de la neige.
Dans les premiers jours du mois, le froid persiste, puisque l'on relève -5°7 C à Villersexel en Haute-Saône le 1er pour les températures minimales, et une journée sans dégel dans certaines contrées, comme à Mouroux en Seine-et-Marne avec -0°9 C au meilleur de la journée. Cependant, le temps se radoucit fortement et des records de douceur pour les températures minimales sont battus avec 9°9 C à Lille le 6 et 10°2 C (contre 8°C en 1980) à Roville-aux-Chênes dans les Vosges le 7.
Les températures se refroidissent ensuite. Puisqu'on relève seulement 2°C à Villette en Meurthe-et-Moselle le 10. Le froid revient finalement pour la deuxième quinzaine. Ainsi, on relève, -6°4 C le 19 et -6°1 C le 21 à Auberive dans la Haute-Marne en minimales. On note aussi 1°5 C à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin, le 17. Une chape de douceur localisée pour le 22, où il fait 7°8 C à Saint-Maur le 22 au plus frais de la journée. Mais les gelées se renforcent ensuite pour atteindre -6°3 C à Monthermé dans les Ardennes le 24 et -9°8 C à la Chapelle dans les Ardennes le 25.
Langres est la ville la plus froide du mois pour la France avec 3°6 C de température moyenne, mais l'excédent le plus important est relevé à Strasbourg avec 2°6 C de plus que la normale.
Le mois à la faveur de conditions plus anticycloniques est relativement peu arrosé. On relève cependant 46 millimètres sous forme neigeuse à Saint-Laurent en Grandvaux dans le Jura le 3. Le 12, il tombe 22,2 millimètres de pluie à Dunkerque et enfin, 22,6 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort le 22.
Le vent a soufflé quelquefois fort comme le 8 à Vatry dans la Marne avec 112 km/h, 97 km/h à Beauvais le 13.

L'Hiver 2000-2001 est caractérisé par un temps durablement et perceptiblement très doux, des perturbations pluvieuses, voire pluvio-neigeuses en février, fréquentes. Les quantités de précipitations tournent finalement autour de la normale. En revanche, le gel et les journées sans dégel se sont avérés rares dans cet ambiance agité où le temps est resté souvent dépressionnaire sous un vent de Sud-Ouest.

Relevé mensuel de précipitations   Mars 2001 est exceptionnellement pluvieux pendant tout le long du mois faisant tomber de nombreux records, le tout sous une douceur remarquable, plus proche d'un mois d'avril que d'un mois de mars normal (+2°4 C).
Les premiers jours du mois commencent sous un temps froid et neigeux continuant la fin février. Ainsi, on relève au meilleur de la journée 0°C à la Chapelle dans les Ardennes le premier jour du mois. Au cours de cette première décade, les températures, d'abord inférieures aux normales de saison, repassent graduellement au-dessus des normes à partir du 7. Au cours du reste du mois, les températures resteront en majeure partie très au-dessus des normales saisonnières, excepté en de rares occasions, comme le 20 où l'on relève -3°8 C à Charleville-Mézières au petit matin, et seulement 1°5 C à Villette dans la Meuse l"après-midi ; on relève le 21, -0°6 C à Monthermé dans les Ardennes et 8° C à Dunkerque seulement l'après-midi du 24. En fin de mois, le froid fait son retour puiqu'on relève -3°4 C le 31 au matin à Auberive dans la Haute-Marne, et 3°6 C à Saulty dans le Pas-de-Calais le 25 ou encore 3°2 C à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin le 26 au meilleur de la journée. Pour ce mois, la ville la plus froide de France est Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais avec 6°6 C, soit l'écart la normale aussi le plus faible de France avec 0°5 C.
Ce mois est particulièrement exceptionnel de par sa pluviosité, entraînant de bonnes crues et inondations dès le milieu de mois.
Des fortes pluies sont tombées régulièrement au cours du mois :
le 2, 41,8 millimètres à Chamblanc en Côte-d'Or ;
le 3, 40 millimètres à Geishouse dans le Haut-Rhin ;
dans la nuit du 7 au 8, 35 millimètres à Saint-Julien dans le Jura ;
le 8, 51,8 millimètres à Champagnole dans le Jura ;
Écart à la normale   le 12, 54,8 millimètres à Belfahy en Haute-Saône dont 35 millimètres en 9 heures, 29 millimètres à Besançon en 12 heures et 21 millimètres à Épinal aussi en 12 heures ;
le 14, 27,8 millimètres à Dijon et 29,8 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort ;
du 21 au 22, 26 millimètres à Creil dans l'Oise ;
le 28 au 29, 27,4 millimètres à Saint-Julien sur 12 heures et 21,4 millimètres à Champagnole sur 12 heures.
Les records tombent sous cette pluie forte et régulière ; ainsi, il est à noter que Dijon reçoit 153,2 millimètres de pluie entre le 1er et le 20 mars battant le record d'un mois de mars complet qui datait de 1978 avec 110,1 millimètres.
Le rapport à la normale est le plus élevé en Alsace avec 530% à Colmar et 14 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre d'écart à la normale à Bâle-Mulhouse.
On retiendra dans les records absolus pour un mois de mars :
335,2 millimètres à Pontarlier dans le Doubs contre 230 millimètres en 1988 (depuis 1949) ;
312,4 millimètres à Besançon contre 174,4 millimètres en 1988, depuis le début des relevés en 1845 ;
279,6 millimètres à Belfort contre 239,9 millimètres en 1988 (depuis 1949) ;
188,8 millimètres à Mulhouse, depuis le début des relevés en 1865 ;
175,4 millimètres à Langres contre 146 millimètres en 1978 (depuis 1949) ;
169,2 millimètres à Abbeville contre 121,1 millimètres en 1979 (depuis 1949) ;
163,6 millimètres à Dijon, depuis le début des relevés en 1830
156 millimètres à Boulogne-sur-Mer contre 106,7 millimètres en 1975 (depuis 1949) ;
151,2 millimètres à Orléans, depuis le début des relevés en 1849 ;
147,6 millimètres à Chatillon sur Seine en Côte-d'Or contre 128,4 millimètres en 1978 (depuis 1949) ;
Positionnement record   141,6 millimètres à Paris-Le Bourget contre 112 millimètres en 1978 depuis le début des relevés en 1770 ;
130,4 millimètres à Colmar, depuis le début des relevés en 1856 ;
127,4 millimètres à Paris-Montsouris contre 116, 4 millimètres en 1979
depuis le début des relevés en 1873 ;
115,4 millimètres à Strasbourg contre 98,4 millimètres en 1988 (depuis 1949), mais 130 millimètres en 1848 ;
112,6 millimètres à Lille contre 106,4 millimètres en 1986 (depuis 1949) mais 113 millimètres en 1836;
Dans ces conditions très perturbées, les rivières et fleuves en ont profité pour déborder. La Franche-Comté de par la crue de la Saône est fortement touchée. La Seine monte jusqu'à 5,21 mètres à Paris, si bien qu'au pont de l'Alma, le zouave a les genoux dans l'eau. Mais, nous sommes loin des crues exceptionnelles de la Seine, puisque pour mémoire, le fleuve avait atteint 5,37 mètres le 15/02/1988, 5,63 mètres le 05/03/1970, 5,73 mètres le 03/04/1978, 6,22 mètres le 19/01/1959, 6,65 mètres le 05/01/1920, 6,70 mètres le 02/03/1807, 6,85 mètres le 16/02/1945, 7,12 mètres le 23/01/1955, 7,2 mètres en 1924, 7,33 mètres le 19/02/1764, 7,45 mètres le 03/01/1802, 7,55 mètres en 1690, 7,62 en mars 1711, 7,66 mètres en février 1649, 7,83 mètres le 25/01/1651, 7,90 mètres le 25/12/1740, 8,62 mètres le 28-29/01/1910 et 8,96 mètres le 27/02/1658.
Le vent a peu soufflé fort au cours du mois. La neige a fait de nombreuses apparitions pour la saison, ce qui n'est pas le cas du gel.
L'insolation dans cet atmosphère particulièrement agité est restée à un bas niveau avec 50% de soleil en moins par rapport à la normale en approchant ou dépassant les records de faible insolation de 1988.

Avril 2001 se montre encore dans la lignée de mars pour les précipitations pour son caractère anormal, quoique moins prononcé que les mois d'avril 1998 à 2000, mais il nous permet enfin de retrouver des températures fraîches (-0°4 C), légèrement inférieures à la normale, ce qui ne s'était pas produit depuis juillet 2000 !
Globalement, les deux dernières décades sont plus fraîches que la première. Cependant, le premier jour du mois voit un gel assez marqué à Auberive en Haute-Marne avec -1°3 C. Il s'en suit quelques jours bien doux avec des températures s'élevant en journée au-dessus de 20°C : un record de température maximale élevée sur période glissante de sept jours est battu le 2 au Bourget-Bonneuil avec 24°C contre 23°6 C le 4 avril 1959. Puis dès le 5, le froid refait son retour en matin avec -1°4 C à Montmort dans la Marne et seulement 7°9 C à Monthermé dans les Ardennes. Le 9, on ne relève également que 8°5 C à Belfort. En deuxième décade, on observe encore cette année un Pâques bien froid avec -3°1 C à Raucourt dans les Ardennes le 13 et -4°9 C à Monthermé le 14. Mais le plus remarquable est ce même jour le record de température minimale la plus basse sur sept jours battu à Toussus le Noble dans les Yvelines avec -1°5 C (-0°8 C en 1982). Les maximales s'avèrent aussi bien fraîches puisqu'on ne relève que 4°4 C à Giromagny sur le Territoire de Belfort le 15 ou bien 4°4 C à la Chapelle dans les Ardennes le 20. Le début de la troisième décade continue sur le même rythme avec -2°1 C à Badonviller en Meurthe-et-Moselle au petit matin du 21 et 4°6 C à Wangenbourg Engenthal dans le Bas-Rhin au meilleur de la journée. Dans ce contexte, la ville la plus froide de France est Langres avec 7°2 C et l'écart à la normale le plus important à Dijon avec -1°2 C.
On note aussi du gel légèrement plus fréquent que la normale au cours de ce mois.
Ce printemps a démarré avec les inondations et il continue ainsi en avril où la Picardie a subi des inondations très exceptionnelles dans le bassin de la Somme en particulier dans la région d'Abbeville. De forts cumuls ont été recueillis tout au long du mois :
du 5 au 9, dans l'Oise, 55,4 millimètres à Formerie, 45,3 millimètres à Saint-Arnoult ;
le 8, 22,4 millimètres à Vron dans la Somme ;
le 9, 42,8 millimètres à Champagnole dans le Jura dont en 12 heures dans la nuit du 9 au 10, 21,6 millimètres à Champagnole et 21,4 millimètres à Fied aussi ; en Haute-Marne, 32,8 millimètres à Busson, 31,8 millimètres à Chevillon, 27,8 millimètres à Cerisières ;
le 14, 22,8 millimètres à Bernaville dans la Somme ;
le 15, 32,8 millimètres à Busson en Haute-Marne, 30,6 millimètres à Belfahy en Haute-Saône dont 23 millimètres en 12 heures et 41,2 millimètres à Fied dans la Jura ou encore 20,2 millimètres à Roville-aux-Chênes dans les Vosges en douze heures dont 15,8 millimètres en six heures ;
le 24, 31,8 millimètres à Chevillon en Haute-Marne ;
le 25, 11,4 millimètres à Jamericourt dans l'Oise en une heure sous un orage ou encore trois centimètres de grêle à Gambasaiseul dans les Yvelines en 30 minutes ;
le 27, 21,6 millimètrs à Amiens-Glisy ;
le 28, 25 millimètres à Chambrecy dans la Marne ;
On peut noter d'ailleurs que l'excès par rapport à la normale se situe en France au cours de ce mois d'avril dans l'Aube à Mathaux avec +350% par rapport à la normale ; également, avec 112,6 millimètres cumulés au cours du mois, c'est le mois d'avril le plus pluvieux depuis 1848 à Lille. On a aussi relevé 21 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 milllimètre à Saint-Dizier, secteur où la fréquence a été la  plus élevée de France mais l'excédent au nombre de jours par rapport à la normale se situe à Lille avec 11 jours. Il est aussi à noter que sur la période de mars 2001 à avril 2001, l'excédent en France de la quantité de pluie par rapport à la normale est le plus élevé à Colmar avec près de 330%.
Ce mois a été aussi marqué par de nombreuses chutes de neige tardives, de la grêle et les premiers orages...
Peu de vent très fort au cours du mois ; cependant, on relève 97 km/h à Margny les Compiègne dans l'Oise le 4 et 112 km/h à Rethel dans les Ardennes le 20 ; On signale aussi une tornade à proximité de Roubaix qui a arraché des toitures et soulevé des voitures sur son passage le 24.
Dans cette ambiance humide et agitée, il paraît évident que le soleil a peu brillé ; l'insolation est plus faible d'un bon tiers sur la majeure partie de la zone. Villacoublay s'est d'ailleurs avéré la ville la plus sombre de France avec 84 heures d'insolation.

Mai 2001, quoique mixé en deux partie, se montre en général estival (+2°5 C) et assez sec.
La première décade présente des températures proches ou inférieures à la normale. Mais, en début de période, les températures sont assez douces avec 12°7 C à Wissembourg (Bas-Rhin) le 1er et 13°6 C à Strasbourg le 3 au petit matin. Les après-midis sont aussi agréable avec des températures de plein été le 2 à Stattmatten (Bas-Rhin) avec 27°1 C. Vers le 10 et en deuxième décade, les températures sont encore plus chaudes ; par exemple, on relève en minimale le 10, 15°7 C  et le 12, 18°8 C à Paris-Tour Eiffel et en maximale, le 10, 26°5 C à Monthois dans les Ardennes et le 12, 28°3 C à Saint-Maur dans le Val-de-Marne; Des poches d'air froid s'infiltre tout de même en milieu de mois : il ne fait seulement que 10°8 C à Boulogne sur Mer le 14 ou même 9°4 C à Monthermé dans les Ardennes le 18 au meilleur de la journée. Il est à noter qu'il ne faisait en minimale que 5°5 C à Chaumont-sur-Aire dans la Meuse le 19. Même s'il ne fait que 4°C au petit matin du 21 à Steenvoorde dans le Nord, les températures vont prendre des caractères estivaux marquants ensuite. Un record de température maximale la plus élevée est ainsi battu le 29 à Lons-le-Saunier avec 29°2 C (contre 28°8 C le 14 mai 1998) et 17°2 C en minimale à Bâle-Mulhouse le 31 (contre 16°2 C en mai 1999). Les températures ont été par conséquent sensiblement supérieures à la normale au cours de ce mois, l'écart maximum étant à Strasbourg Entzheim avec 3°3 C.
Globalement, ce mois est assez sec et marque un coup d'arrêt sur les plusieurs mois humides que nous avons subi. Cependant, quelques pluies orageuses ont marquées certains territoires au cours de ce mois :il tombe
le 3, 32,8 millimètres à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et 14,4 millimètres à Rouvroy (Oise) en 4 heures ;
du 4 au 5, 22 millimètres à Saint-Julien dans le Jura ;
le 5, 37 millimètres à Cerisières (Haute-Marne), 25,8 millimètres à Saint-Dizier, 25,3 millimètres à Langres, et 16 millimètres en 5 heures à Roville aux Chênes (Vosges) ;
le 16, 53,6 millimètres à Sennecey (Saône-et-Loire), 50,2 millimètres à Port sur Saône (Haute-Saône), 32,6 millimètres à Bâle-Mulhouse en 12 heures ;
le 17, 17,4 millimètres en 6 heures à Épinal-Dogneville, 15 millimètres en 4 heures à Roville aux Chênes (Vosges) ;
dans la nuit du 17 au 18, dans le Jura, 27 millimètres à Arbois dont 22 millimètres en 6 heures, 21 millimètres au Fied dont 18 millimètres en 6 heures et 16 millimètres en 6 heures à Champagnole ;
le 24, 55,6 millimètres encore à Port sur Saône en 3 heures 30.
Cependant, comme ces pluies sont tombées sous forme orageuse, des zones n'ont pas ou peu touchées ; c'est pourquoi, la ville la plus sèche de France se situe à Orcemont dans les Yvelines ce mois-ci où il n'est tombé que 1 millimètre de pluie, soit 2% du rapport à la normale ! De même, c'est à Metz Frescaty où le nombre de jours avec précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre est le plus bas avec 2 jours, soit 10 jours de déficit par rapport à la normale !
L'insolation a été anormalement excédentaire au cours de ce mois, avec généralement 25% de plus de soleil que la normale, surtout grâce à la dernière décade ; en effet, à Dijon, le cumul d'insolation pour la première décade de mai est la plus faible depuis 1991 avec 21h52 (30h30 en mai 1996).
Le vent a été faible au cours de ce mois et on peut dire que le mois a été plutôt calme.

Le  Printemps 2001 est marqué une fois encore par des températures bien excédentaires par rapport à la normale, si bien que le gel s'est montré assez rarement. Mais, cette saison a été marquée par des pluies et des inondations exceptionnelles. Le temps ne s'est vraiment stabilisé qu'en mai au cours de la deuxième décade, si bien que le nombre de jours de pluie est très important tout comme les quantités.

Juin 2001 est un mois aux températures normales et au temps globalement agréable avec une belle période estivale.
Le début de mois est froid. Ainsi, le 3, il ne fait que 3°3 C à Charleville-Mézières. Le lendemain, d'ailleurs, des records de froid sont battus. On relève des gelées à Fontainebleau (-1°C), à Bourdons sur Rognon en Haute-Marne (-1°C) et -0°4 C à Châtillon-sur-Seine en Côte d'Ord (contre -0°2 C le 2 juin 1975) ou 2°7 C à Dijon (contre 2°9 C le 1er juin 1984). Le 5, il ne fait toujours que 1°C au matin à Bourdons sur Rognon. Seulement, 2°C sont relevés le 9 à Lille. Les après-midi de la première décade ne sont pas plus chaudes, car il ne fait que 10°4 C à Wangenbourg-Engenthal (Bas-Rhin) le 9 et 12°9 C à Boulogne-sur-Mer le 10. La deuxième décade reste encore fraîche puisqu'on ne relève le matin que 1°7 C à Auberive (Haute-Marne) le 11, 1°9 C à Tannay (Ardennes) le 19, 2°3 C à Bourdons sur Rognon (Haute-Marne) le 20. Les maximales sont encore fraîches pendant cette périodes aussi : 14°4 C à Hegeney (Bas-Rhin) le 11, 13°6 C à Desvres (Pas-de-Calais) le 17, 11°C à Monthermé (Ardennes) le 18.
Jusqu'au 23, la fraîcheur matinale persiste puisqu'il ne fait que 4°8C à Tanny (Ardennes) le 22, 3°3 C à Chaumont sur Aire (Meuse) le 23. Ensuite, ce sont les records de chaleur qui vont tomber avec 19°3 C à Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle) le 27 au petit matin contre 18°8 C le 30 juin 1987 et 36°8 C à Argenteuil (Val-d'Oise) le 26.
L'écart à la normale le plus déficitaire sur la France se situe à Colmar avec -0°7 C.
Les précipitations ont été plutôt déficitaires ; cependant quelque pluies orageuses ont traversées la zone :
le 2, 22,2 millimètres à Saint-Laurent en Grandvaux (Jura) et 29,8 millimètres à Maiche dans le Doubs ;
le 6, 21 millimètres à Belfahy (Haute-Saône) ;
le 9, 44,8 millimètres à Epenoy (Doubs) ;
le 13, 19,4 millimètres à Strasbourg-Entzheim (Bas-Rhin) avec de la grêle dont 18 millimètres entre 19h00 et 19h30, 25,8 millimètres à Saint-Quentin (Aisne) sous l'orage, 43,2 millimètres à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne) ;
le 15, 34,2 millimètres à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) ;
le 18, 21,4 millimètres à Lauterbourg (Bas-Rhin) ;
le 26, 39 millimètres à Dammartin (Seine-et-Marne) ;
le 27, 29,4 millimètres à Maiche (Doubs) et 34,2 millimètres à la Chapelle (Ardennes) ;
le 30, 21 millimètres à Wissembourg (Bas-Rhin) et 31,2 millimètres à Maiche (Doubs).
Le vent a peu soufflé au cours du mois même si on relève quelques bonnes rafales lors des orages comme :
le 13, 90 km/h à Saint-Dizier (Haute-Marne) et 86 km/h à Nancy-Ochey ,
le 26, 101 km/h à Reims-Courcy ;
le 27, 104 km/h à Fontaine les Vervins (Aisne) ;
le 30, 90 km/h à Frotey kes Vesoul (Haute-Saône).
Le soleil a été un peu plus généreux au cours du mois, surtout grâce à la dernière décade.

Juillet 2001 a été chaud (+1°3 C) et orageux.
Même si la première décade est assez fraîche, on ne note pas de températures très exceptionnelles. La deuxième décade sort, en revanche, de la normale puisqu'au meilleur de la journée, il ne fait que 13°C à Desvres le 11, 15°8 C à Colmar le 15 (16°5 C en 1987), 14°6 C à la Tour Eiffel (Ville de Paris) et 14°7 C à Villette (Meurthe-et-Moselle) le 20. Au petit matin du 21, on note seulement 4°7 C à Auberive (Haute-Marne), mais 20°5 C le 22 à la Tour Eiffel contre seulement 9°7 C tout de même à Châtillon sur Seine (Côte d'Or) le 30. Il faut savoir que les températures sont souvent caniculaires dans les derniers jours du mois. Ainsi, l'écart à la normale le plus excédentaire en France se situe à Nancy-Essey (Meurthe-et-Moselle) avec 2°3 C.
En revanche, de forts orages ont touché la zone.
le 3, 31,6 millimètres à Maçon (Saône-et-Loire) ;
le 6, 104,2 millimètres à Paris-Montsouris (quantité exceptionnelle record), 73,4 millimètres à Toussus le Noble (Yvelines), 64,4 millimètres à Orly, 59,6 millimètres à Orléans, 56,4 millimètres au Bourget, 55,8 milimètres à Auberive (Haute-Marne), 53,6 millimètres à Semur-en-Auxois (Côte d'Or), 42 millimètres à Saulieu (Côte d'Or), 23,8 millimètres à Nancy-Ochey
du 6 au 7, 194,2 millimètres à Rouvroy en Santerre (Somme) ;
le 7, 56,2 millimètres à Desvres (Pas de Calais), 52 millimètres à Creil, 41,6 millimètres à Airion et 40,2 millimètres à Jamericourt dans l'Oise ;
le 12, 35 millimètres à Sens (Yonne) ;
du 13 au 14, 47,2 millimètres à Orly et 32,6 à Boigneville dans l'Essonne ;
le 14, dans le Jura, 47,2 millimètres à Dôle-Tavaux, 46,4 millimètres à Saint-Julien, 40,2 millimètres au Fied et 20,6 millimètres à Chargey-lès-Gray en Haute-Saône ;
le 16, 25,2 millimètres à Épinal (Vosges) ;
le 19, 10,4 millimètres à Cirfontaines en Haute-Marne ;
le 23, 43,4 millimètres à Geishouse (Haut-Rhin), 17 millimètres à Frotey les Vesoul (Haute-Saône), 10,4 millimètres à Beauvais et 10 millimètres à Lille-Lesquin ;
le 26, 56 millimètres à Villacoublay (Yvelines) ;
le 28, 40,4 millimètres à Ailleville (Aube), 30 millimètres à Arbois (Jura), 21,2 millimètres à Nancy-Ochey.
Au niveau mensuel, Paris-Montsouris a atteint un niveau record absolu avec 203,8 millimètres depuis l'ouverture de la station en 1873.
Quelques forts coups de vent se sont abattus lors des orages :
le 5, 101 km/h à Semur-en-Auxois (Côte d'Or) ;
le 6, 112 km/h à Dijon-Longvic (Côte d'Or), 115 km/h à Sélestat (Bas-Rhin), 119 km/h à Colmar (Haut-Rhin) ;
le 11, 94 km/h à Dunkerque (Nord) ;
le 19, 104 km/h au sommet de la Tour Eiffel (ville de Paris) ;
le 26, 86 km/h à Rethel (Ardennes) ;
le 27, 90 km/h à Orly (Essonne).
Le soleil a été moyennement généreux au cours du mois.

Août 2001 a été anormalement chaud (+2°1 C) et contrasté au niveau des précipitations à caractère parfois orageux.
Le mois a été assez contrasté au niveau des températures, mais plutôt dans une tranche chaude. Ainsi, le début du mois démarre sous des records de chaleur au niveau des températures minimales avec notamment 19°5 C à Roville-aux-Chênes dans les Vosges le 3 (18°9 C en 1999). Mais les températures vont progressivement baisser sous l'influence des basses pressions et du vent de Nord. Ainsi, on ne note que 16°8 C à Giromagny sur le Territoire de Belfort au plus chaud de la journée du 10. Par la suite, les mâtinées vont être très fraîches également puisqu'on ne relèvera que 3°7 C le 12 au petit matin à Auberive en Haute-Marne. Heureusement, un coup de chaleur va s'installer au milieu de mois sur la zone ; ainsi, on relèvera 35°7 C à Strasbourg le 15 et 32°1 C à Colmar le 18. Mais, c'est surtout la troisième décade qui va s'avérer exceptionnellement chaude : si le 24, il fait déjà 22°6 C à la Tour Eiffel au matin, le 26 verra s'abattre des records pour de nombreuses villes.
en minimales,
19°6 C à Lille-Lesquin (19°2 C le 25/08/1997) ;
en maximales,
32°9 C à Épinal-Dogneville (32°7 C en 1999),
33°1 C à Roville-aux-Chênes (32°6 C en 1999) dans les Vosges
33°6 C à Nancy-Essey (32°9 C le 27/08/1964),
34°4 C à Lille-Lesquin (31°1 C le 25/08/2001).
Cependant, en fin de mois, les températures baisseront très nettement et il ne fera que 10°6 C à Lille-Lesquin le 28 au matin et 15°C à la Chapelle dans les Ardennes le 30 au meilleur de la journée.
Les fronts pluvio-orageux se succéderont au cours du mois entraînant de fortes disparités dans les cumuls de pluie. Certains, ainsi, vont se s'avérer remarquable :
le 2, 49 millimètres à Dommartin dans la Marne,
le 3, 34,6 millimètres à Buhy dans le Val-d'Oise,
le 6, 25,6 millimètres à Touquin en Seine-et-Marne,
le 7, 40,2 millimètres à Radinghem dans le Pas de Calais où il tombera aussi en trois-quart d'heure 11,8 millimètres à Cambrai-Épinoy,
le 15, 17,2 millimètres à Saint-Arnoult dans l'Oise en 1 heure,
le 17, 28 millimètres à Maxey-sur-Vaise dans la Meuse,
le 18, 39,4 millimètres à joigny dans l'Yonne,
du 18 au 19, en quatre heures, 21,4 millimètres à Bâle-Mulhouse,
le 20, 22,2 millimètres à Colmar-Meyenheim sous un orage et 25,8 millimètres à Rully en Saône-et-Loire,
le 30, 32,7 millimètres à Fagnières dans la Marne, 27,6 millimètres à Chevillon en Haute-Marne dont 21,8 millimètres en une heure,
le 31, 15,4 millimètres à Nancy-Ochey en 1 heure 55.
Ainsi, de toute la France, Saint-Laurent-en-Grandvaux dans le Jura a reçu le cumul mensuel le plus important avec 157 millimètres.
De violentes rafales de vent ont encore soufflé au cours de ce mois sous les orages notamment :
le 2, 101 km/h à Vatry dans la Marne et à Saint-Quentin dans l'Aisne,
le 8, 94 km/h au Touquet dans le Pas-de-Calais,
le 15, 115 km/h à la Tour-Eiffel, 112 km/h à Melun, 104 km/h au Bourget et à Auxerre.
L'insolation est d'environ 10% supérieure à la normale, surtout, en raison d'une bonne période estivale lors de la troisième décade.

L'Été 2001 s'avère chaud et encore humide dans l'ensemble. Cependant, le temps ensoleillé, chaud et sec a été en périodes plus généreux qu'en 2000, si bien que les nombres de jours de douceur, de chaleur et de canicule sont supérieurs à la normale. De bonnes périodes de fraîcheur humides en juillet et dans une moindre mesure en août sont aussi perceptible. Les orages se sont avérés encore bien nombreux et souvent violent. On notera aussi un nombre de jours de brouillard plutôt supérieur à la normale également. L'insolation a normale voire plutôt plus au-dessus de la normale.

Septembre 2001 a été anormalement frais (-2°C) et pluvieux, ce temps perturbé durablement donnant des conditions bien maussades pour la saison.
Les quelques premiers jours du mois restent agréables encore puisqu'on relève notamment 16°6 C au petit matin à Saint-Denis le 3. Mais, déjà le temps anormalement frais sous des vents de Nord/Nord-Ouest commence à envahir le Nord et l'Est de la France. Ainsi, on relève au meilleur de la journée, 12°3 C à La Chapelle dans les Ardennes le 4, 12°6 C à Giromagny en Territoire de Belfort le 5. Le matin du 6, il ne fait que 1°7 C à Auberive en Haute-Marne. Cette fraîcheur va perdurer. Ainsi, on ne relève en température maximale que 12°2 C à Volmunster en Moselle le 9et 10°8 C à Monthermé dans les Ardennes le 10. Ces températures sont plus proches de celles d'un mois de novembre que celles d'un mois de septembre ! Ces basses températures vont persister pendant la deuxième décade puisqu'on relève, en maximale, 11°5 C à la Chapelle dans les Ardennes le 15 et 11°1 C à Langres en Haute-Marne le 17, 12°8 C à Melun le 18 (record sur une période de 7 jours battus, 11°8 C le 16 septembre 1986) 11°2 C à Giromagny le 19. Cette condition bien automnale va continuer jusqu'au 25 où l'on relève le matin du 24 seulement 1°1 C à Chaumont-sur-Aire dans la Meuse. Ensuite, les températures, sous un temps plus anticyclonique et des vents à dominante Sud vont regrimper pour retrouver et dépasser les normales de saison. Ainsi, au cours de ce mois, Langres a été la ville la plus fraîche de France avec 12°C de température moyenne. Avec une température sur la zone inférieure de 1°5 C à 2°6 C par rapport à la normale, nous avons vécu un mois de septembre exceptionnellement frais.
Pour montrer le caractère anormal de ce mois, quelques exemples :
à Paris-Montsouris, malgré le réchauffement urbain très perceptible sur un siècle, ce mois de septembre avec une température moyenne de 14°7 C est le plus froid depuis 1986. Depuis 1945, seules 1952 (13°C), 1965 (14°5 C), 1972 (14°2 C) et 1986 (14°2 C) ont été plus frais.
à Paris-le Bourget, la température moyenne du mois a été de 14°1 C. Depuis un siècle, les mois de septembre plus frais que celui de cette année a été : 1904 (13°1 C), 1909 (13°6 C), 1912 (11°5 C), 1922 (13°4 C), 1925 (12°7 C), 1931 (12°3), 1952 (12°4 C), 1965 (13°4 C), 1972 (12°7 C), 1986 (12°4 C).
Ce mois a été aussi marqué par des pluies fréquentes et abondantes sur la zone pendant près de 25 jours sur les 30. De nombreux cumuls le révèlent :
le 4, 46,6 millimètres à Saint-Laurent-en-Grandvaux dans le Jura, 40,6 millimètres à Morteau dans le Doubs, 29,4 millimètres à Montdauphin en Seine-et-Marne,
le 5, 21,8 millimètres à Dunkerque,
le 6, 27,8 millimètres à Tourteron dans les Ardennes, 23,4 millimètres à Stenay dans la Meuse,
le 8, 60,6 millimètres à Belfahy en Haute-Saône dont 53,2 millimètres en 12 heures, 59,2 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort, 55,8 millimètres à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin, 24,6 millimètres à Strasbourg-Entzheim en 10 heures, 17,2 millimètres à Roville aux Chênes dans les Vosges en 6 heures, 16,2 millimètres à Nancy-Ochey en 6 heures, 13,8 millimètres à Nancy-Essey en deux heures et demie
le 13, 51,6 millimètres à Belfahy et 51 millimètres à Giromagny,
le 14, 23,2 millimètres à Arbois dans le Jura,
le 16, 34,6 millimètres à Morteau et 25,4 millimètres à Badonvillier en Meurthe-et-Moselle,
le 17, 39,2 millimètres à Steenvoorde dans le Nord,
le 18, 30,4 millimètres à Desvres dans le Pas-de-Calais,
le 19, 46,6 millimètres à Belfahy et 39,5 millimètres à Wissembourg dans le Bas-Rhin,
le 20, 45,8 millimètres à Dabo en Moselle et 37,6 millimètres à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin,
le 25, 25,4 millimètres à Branches dans l'Yonne,
le 26, 39,8 millimètrs à Buhy dans le Val-d'Oise.
La zone la plus arrosée de France se situe au cours de ce mois à Belfahy en Haute-Saône où l'on relève 288,2 millimètres de cumul, le rapport à la normale des hauteurs de précipitations le plus élevée à Steenvoorde dans le Nord avec 310%, le nombre de jour avec précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre à Cambrai-Épinoy avec 20 jours soit 11 jours d'excès par rapport à la normale.
De nombreux records mensuels de précipitations sont battus :
161 millimètres de pluie et 27 jours à Lille, soit record absolu depuis le début des relevés en 1801,
153,6  millimètres de pluie à Saint-Dizier, soit record absolu depuis le début des relevés en 1954,
24 jours de pluie à Paris-Orly (22 jours en 1950).
Malgré ce temps durablement perturbé, on ne relève que très rarement de fortes rafales :
le 13, 97 km/h à Phalsbourg en Moselle,
le 17 et 18, 94 km/h à Boulogne dans le Pas de Calais.
La grisaille a été tenace au cours de ce mois de septembre où l'on ne relève que 64 heures de durée d'insolation à Charleville-Mézières, ville la plus maussade de France au cours de ce mois. Avec 102 heures de durée d'insolation à Paris-Montsouris, ce mois de septembre est le deuxième plus maussade depuis 1949 après 1984 (94 heures).
Le gel s'est montré de manière localisée au cours de ce mois en Lorraine et le brouillard a été parfois présent.

Octobre 2001 est un mois très exceptionnellement chaud (+3°6 C), humide mais aussi bien ensoleillé et anticyclonique.
Quasiment l'ensemble du mois est resté dans une température exceptionnellement chaude grâce à l'influence de vents de Sud. Dès le 2, on bat des records de douceur puisqu'on relève 17°3 C au plus bas de la journée au Bourget. Il faut attendre la fin de la première décade pour retrouver des températures de saison ou inférieures, avec le 8, 10°9 C à Langres au meilleur de la journée. Mais la deuxième décade va s'avérer encore exceptionnel avec des records de chaleur :
le 13, 26°8 C à Troyes-Barbery (26°3 C le 11/10/1978) et 27°2 C à Mons-Montmorot dans le Jura,
le 19, 25°1 C à Épinal (22°6 C en 1977) et 25° C à Roville aux Chênes dans les Vosges (23°2 C en 1990).
Mais, en maximale, il ne fait déjà plus que 12°C à Sélestat dans le Bas-Rhin. Ce fraîchissement dure les jours suivants puisqu'on ne relève que 11°4 C à Monthermé dans les Ardennes le 24. Mais, la température regrimpera pour les derniers jours du mois.
Ainsi, la température moyenne mensuelle la plus basse de France se situe à Langres avec 13°8 C (ce qui représente tout de même 3°8 C de plus que la normale) et l'écart à la normale le plus fort se situe à Belfort avec 4°2 C.
Les records absolus de températures moyennes mensuels sont battus au cours de ce mois sur la moitié Nord et Est. Pour exemple,
à Paris le Bourget, 15°4 C (record depuis le début des relevés en 1757) ;
à Paris-Montsouris, 15°8 C (record absolu depuis le début des relevés en 1873) ;
à Strasbourg, 14°7 C (record absolu depuis le début des relevés en 1801).
Ce sont des températures plus proches d'un mois de septembre normal que d'un mois d'octobre. Il est à noter que cet excès est général sur la majorité des l'hémisphère Nord.
Les précipitations ont été très disparates au cours de ce mois où malgré une dominante anticyclonique avec brouillards (et bruine) fréquents en mâtinée, les précipitations ont été parfois très copieuses sous les périodes dépressionnaires. Quelques relevés remarquables :
le 2, 39,4 millimètres à Villenauxe-la-Peitite en Seine-et-Marne,
le 3, 61.6 millimètres à Mont-Saint-Vincent en Saône-et-Loire, 61,2 millimètres à Chamblanc en Côte d'Or, 24,4 millimètres à Dijon en six heures, 22,8 millimètres en 12 heures à Bâle-Mulhouse,
le 6, 13 millimètres à Droyes en Haute-Marne en 1 heure,
dans la nuit du 6 au 7, en Haute-Saône en six heures, 22,4 millimètres à Belfahy et 32 millimètres à Villersexel, et dans le Jura, 39,4 millimètres à Saint-Julien en trois heures,
le 20, dans l'Oise, 43,4 millimètres à Margny, 42,2 millimètres à Nanteuil, 42 millimètres à Airion et dans les Yvelines, 26, 4 millimètres à Toussus-le-Noble,
le 21, 48,8 millimètres à Cayeux-sur-Mer dans la Somme,
le 24, 34,2 millimètres à Giromagny dans le Territoire de Belfort,
du 24 au 25, 23,6 millimètres à Belfahy en Haute-Saône
le 31, 17,6 millimètres à Bonnevaux dans le Doubs.
Les précipitations ont tourné autour des normales sans fort déficit ni fort excédent. Il est à noter que le cumul sur les deux derniers mois est remarquable en Seine-et-Marne à Fontenay-Trésigny avec 230% !
Le vent a rarement soufflé fort : on relève 97 km/h à Boulogne le 8.
Le brouillard a été très présent, le gel inexistant, mais l'ensoleillement a globalement été bien excédentaire sous la bulle durablement anticyclonique (des Açores). Charleville-Mézières a été la ville la moins ensoleillée de France avec 85 heures d'insolation.

Novembre 2001 donne un revirement de temps très net avec des températures fraîches (-0°9 C) et un temps assez humide malgré une pression atmosphérique exceptionnelle.
Le début de mois commence dans la fraîcheur avec 6°3 C en pleine journée que l'on relève à Savigny-sur-Clairis dans l'Yonne, mais c'est surtout en fin de première décade que le froid hivernal fait son entrée : le 10, -6°3 C à Auberive en Haute-Marne et -5°7 C à Badonviller en Meurthe-et-Moselle au petit matin, tandis qu'il ne fait pas plus de 1°C au meilleur de la journée à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin.
La deuxième décade va se montrer particulièrement hivernale avec des records de froid le 11 en température minimale avec -8°4 C à Auberive, -7°5 C à Noyers dans l'Yonne. On retrouve ce froid vif encore le 15 avec -5°1 C à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône, et -7°9 C à Auberive le16. D'ailleurs, les premières journées sans dégel vont apparaître le 18 où l'on relève -1°1 C à Munster dans le Haut-Rhin et le 19, -0°7 C à Langres en Haute-Marne.
En revanche, la troisième décade va permettre de retrouver des températures supérieures à la normale.
La température moyenne de France la plus froide se situe à Belfort avec 3°3 C et l'écart le plus excédentaire à Dunkerque avec 1°2 C alors que la zone du Nord-Est est sensiblement inférieure à la normale.
Malgré des conditions généralement très anticycloniques avec des pointes à plus de 1040 HPa, les précipitations seront supérieures à la normale au cours de ce mois avec de forts cumuls journaliers. On relève :
le 6 , 30 millimètres à Belfahy en Haute-Saône,
dans la nuit du 6 au 7, 26,2 millimètres à Lille
le 7, 51,6 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort, 43,2 millimètres à Belhahy, 31,4 millimètres à Bernaville dans la Somme,
le 8, 37,2 millimètres à Morteau dans le Doubs, 34,4 millimètres à Munster, 15 millimètres à Roville-aux-Chênes dans les Vosges,
le 9, 31 millimètres à Boulogne-sur-Mer,
le 22, 18,8 millimètres à La Chapelle dans les Ardennes,
le 27, 15 millimètres à Desvres dans le Pas-de-Calais,
le 28, 14,2 millimètres à Belfahy en Haute-Saône,
le 29, de 18h00 à 18h30, 27 millimètres à Pouilly-en-Auxois en Côte d'Or,
dans la nuit du 29 au 30, 21,6 millimètres à Belfahy,
le 30, 31,8 millimètres au FIed dans le Jura.
Le nombre de jours avec précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre est le plus élevé à Belfort avec 14 jours et l'écart à la normale le plus excédentaire à Strasbourg-Entzheim avec 4,3 jours.
Le vent a parfois soufflé fort au cours de ce mois avec 115 km/h à Dunkerque le 9 et 101 km/h à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin le 22.
L'insolation a été globalement excédentaire au cours de mois et on retrouve aussi quelques jours brumeux ce qui est classique au mois des brumes.

L'Automne 2001 s'avère normale au niveau des températures et humide encore avec l'ensemble des trois mois excédentaires ! Cependant, la saison est aussi marquée par une pression atmosphérique très élevée au cours d'octobre et de novembre. On notera un excédent au nombre de jours de gel grâce à un mois de novembre frais, des chaleurs tardives en octobre qui s'avère exceptionnel du point de vue des températures. Le nombre de jours de pluie reste encore élevé. Il est à noter aussi le 633,2 millimètres tombés à Belfahy en Haute-Saône au cours de ces trois mois ! C'est pourquoi, les nappes phréatiques sont remontées à un niveau très élevé en raison de plusieurs années particulièrement pluvieuses, d'où des inondations fréquentes, notamment dans le bassin de la Somme et de la Seine aussi. Le brouillard s'est montré sous ses conditions anticycloniques, aussi plus souvent qu'à l'accoutumée.

Décembre 2001 est un mois bien hivernal, froid (-1°0 C) et neigeux aussi, même si le temps a été globalement sec et exceptionnellement ensoleillé.
Du début du mois, jusqu'au 6, le temps est particulièrement doux ! Ainsi des records tombent sur une période glissante de 7 jours concernant les températures minimales le 1 :
10°7 C à Nancy-Essey (10°4 C en 1994),
10°3 C à Chaumont sur Aire dans la Meuse (10°C en 1994),
11°4 C à Stenay dans la Meuse (11°C en 1964).
On relève aussi 9°6 C à Luxeuil les Bains le 1, soit 11°7 C de plus que la normale, le 3, 10°1 C à l'Isle sur le Doubs dans le Doubs, soit un écart de 13°6 C et le4, 9°5 C à Badonviller en Meurthe et Moselle soit 11°2 C en excès !
Les températures maximales sont également élevées avec 13°6 C à Phalsbourg en Moselle le 2 !
En revanche, la deuxième partie de cette décade marque le tournant d'une longue période hivernale. On relève ainsi -6°C au petit matin du 8 à Luxeuil les Bains, à Auberive en Haute-Marne, -8°1 C le 9 et -8°5 C le 10. Des journées sans dégel apparaissent aussi dans le Jura, puisqu'au meilleur de la journée, il ne fait que -1°3 C à Lons-le-Saulnier le 9 et -2°7 C à Arbois le 10.
À partir du 14, la vague de froid va considérablement s'intensifier sous un flux continental sec et froid de Nord-Est. EN température minimale, on relève -12°1 C à Wangenbourg-Engenthal dans le Bas-Rhin, -12°8 C à Luxeuil les Bains aussi. Les températures maximales sont aussi rigoureuses avec -1°4 C à Saint-Julien dans le Jura le 11, -4°4 C (ancien record en 1969 avec -3°5 C) à Roville aux Chênes dans les Vosges et -8°2 C à Wangenbourg-Engenthal le 14.
Jusqu'au 27, la vague de froid va perdurer avec un summum de rigueur le 24 ! On relève ce jour-là, des températures rudes voire records :
-27°C au Fied dans le Jura,
-22°1 C à Roville aux Chênes (record),
-21°3 C à Auberive.
Dans la journée du 23, les températures sont aussi très basses avec -3°8 C à Villette en Meurthe-et-Moselle et -3°8 C à Volmunster dans la Moselle.
Malgré un répit après de 2 jours, le froid reprend de nouveau en toute fin de mois avec -9°7 C à Raucourt dans les Ardennes au matin du 31 et -3°7 C à Volmunster en Moselle au meilleur de la journée.
Ainsi, les températures sont bien inférieures à la normale au cours de ce mois. Dans ce cadre, le gel, les journées sans dégel ont été excédentaires.
Le temps au cours de ce mois est globalment sec, mais on observe cependant quelques ondes pluvieuses : ainsi, on relève, 10,2 millimètres à la Chapelle dans les Ardennes, le 2, 15 millimètres à Giromagny sur le Territoire de Belfort et à Belfahy en Haute-Saône le 4, 16 millimètres à Belfahy le 5, 15 millimètres à Stattmatten dans le Bas-Rhin le 21, 16,2 millimètres à Desvres dans le Pas de Calais le 24, 25,4 millimètres à Giromagny et 25 millimètres à Rocroi dans les Ardennes le 25. Ainsi la période du 25 au 30 est remarquablement humide sur toute la zone Est du pays entraînant de bonnes inondations :
le 27, 33,8 millimètres à Giromagny,
le 28, 58,4 millimètres à Belfahy, et 67,6 millimètres à Giromagny,
le 29, 68,8 millimètres à Belfahy et 78 millimètres à Giromagny.
du 28 au 29 en 12 heures, 42 millimètres à Saint-Laurent dans le Jura,
le 29 en 12 heures, 48 millimètres à Nancy, 36,2 millimètres à Épinal, 40,4 millimètres à Loxeville dans la Meuse,
du 29 au 30, 36,2 millimètres à Épinal en 12 heures.
Par conséquent, on atteint des cumuls particulièrement importants du 25 au 30 avec 217,8 millimètres à Giromagny et 233,6 millimètres à Belfahy. D'ailleurs, la ville la plus pluvieuse de France au cours de ce mois de décembre est Giromagny avec un cumul de 260,4 miillimètres.
Il est tombé 13 jours de précipitations supérieures ou égales à 1 millimètre à Boulogne sur Mer dans la Pas de Calais, soit un excès d'un jour de plus par rapport à la normale, mais globalement les précipitations sont peu régulières au cours de ce mois, mais globalement neigeuse sur sa période hivernal notamment avec un Noël blanc sur une bonne partie du Nord-Est de la France.
À quelques exceptions près, le vent a peu soufflé au cours de ce mois où l'on relève,
le 5, 94 km/h à Cayeux-Hourdel dans la Somme,
le 14, 83 km/h à Saint-Maur en Val de Marne,
le 21, 94 km/h à Cayeux-Hourdel,
le 25, 101 km/h à la Tour-Eiffel et à Phalsbourg dans les Bas-Rhin,
le 29, 101 km/k  à Frotey les Vesoul en Haute-Saône.
Globalement, sous des conditions fortement anticycloniques continental et sec, le temps a été exceptionnellement ensoleillé où l'on relève des records d'ensoleillement depuis le début des relevés comme à Dijon avec 112 heures et 34 minutes.

L'année 2001 aura été marquée par un temps généralement bien dépressionnaire, exceptionnellement pluvieuse. Poussé par des vents d'Ouest ou de Sud-Ouest, les températures sont pour la cinquième année consécutive, supérieures à la normale.