Depuis bien des décennies, cette théorie est plus que controversée. Il faut même avouer que l'existence d'une multitude de cycles qui tombent parfois avec un an ou deux ans d'écart laisse le scientifique perplexe. Il est vrai que nous ne connaissons pas encore aujourd'hui tous les paramètres permettant la réalisation de prévision saisonnière d'excellente fiabilité. La comparaison avec quelques cycles, a priori statistiquement révélés, accompagnés des signes du temps des mois précédents, peut permettre d'influencer la prise de position dans les grandes tendances des mois et saisons à venir.
Toutefois, la difficulté résulte en la multiplicité des cycles trouvés, à leur corrélation avec d'autres phénomènes intra-terrestres ou luni-solaires, dont les cycles sont variables. On peut également rajouter les études menées notamment par Jean-Pierre Desmoulins sur les planètes.
Par ailleurs, entre ces cycles, il peut très bien avoir des hivers froids ou doux ainsi que des étés chauds ou doux...
Vous pouvez aussi retrouver des études intéressantes sur le site de Williams Fondevilla : http://la.climatologie.free.fr/prevision-saisoniere.htm

Au-delà des grands cycles liés aux paramètres astronomiques terrestres, dits paramètres de Milanković, qui ont un effet sur de longues périodes du climat de la Terre (périodes glaciaires et interglaciaire) mais aussi des planète du système solaire, basé sur les paramètres d'excentricité, d'obliquité et de précession, il convient d'observer les variations du cycle solaire.

Vue de la Terre, l'influence du Soleil varie principalement selon une période journalière et annuelle. Dans l'absolu, l'activité est réglée par un cycle solaire d'une période moyenne de 11,2 ans - d'un maximum au suivant - mais la durée peut varier entre 8 et 15 ans. L'amplitude des maxima peut varier du simple au triple. Le cycle de 11 ans a été déterminé pour la première fois par l'astronome amateur allemand Heinrich Schwabe vers 1843.

En 1849, l'astronome suisse Johann Rudolf Wolf (1816-1893) établit une méthode de calcul de l'activité solaire basée sur le nombre de taches. Les cycles de Schwabe sont numérotés à partir du maximum de 1761.

Taches solaires 

Tâches solaires

Tâches solaires

En liaison avec le cycle de 11 ans, existe un cycle de 22 ans qui concerne le champ magnétique solaire. En effet, les polarités de ce dernier s'inversent à chaque nouveau cycle de 11 ans. Un cycle de 179 ans peut être également mis en évidence en relation avec le cycle des planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne. Une théorie développée par Nelson (1951), Takahashi (1967), Bigg (1967), Wood (1968), Blizard (1969), Ambroz (1971), Grandpierre (1996) et Hung (2007) donne pour raison de ce cycle les « marées » solaires provoquées par les planètes du Système solaire, principalement Vénus, Terre, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne. Ching-Cheh Hung, de la NASA, a mis en évidence une relation entre la position des planètes « productrices de marées » (tide-producing planets), Mercure, Vénus, Terre et Jupiter, et 25 tempêtes solaires parmi les 38 plus importantes de l'histoire (la probabilité qu'une telle association soit due au hasard serait de 0,039 %). Hung a également isolé un cycle de 11 ans décrit par le groupe Vénus-Terre-Jupiter correspondant au cycle des taches solaires.

Wolf a également remarqué un cycle de variation des maxima d'une période de 90 ans.

Pendant les années d'activité maximale, on constate une augmentation : du nombre de taches solaires et des sursauts solaires, du rayonnement corpusculaire, du rayonnement électromagnétique.

Ainsi, il existe une multitude de cycles :