Un cycle solaire est une période pendant laquelle l'activité du Soleil varie en reproduisant les mêmes phénomènes que pendant la période de même durée précédente.

En liaison avec le cycle de 11 ans, existe un cycle de 22 ans qui concerne le champ magnétique solaire. En effet, les polarités de ce dernier s'inversent à chaque nouveau cycle de 11 ans. Un cycle de 179 ans peut être également mis en évidence en relation avec le cycle des planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne. Une théorie développée par Nelson (1951), Takahashi (1967), Bigg (1967), Wood (1968), Blizard (1969), Ambroz (1971), Grandpierre (1996) et Hung (2007) donne pour raison de ce cycle les « marées » solaires provoquées par les planètes du Système solaire, principalement Vénus, Terre, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne. Ching-Cheh Hung, de la NASA, a mis en évidence une relation entre la position des planètes « productrices de marées » (tide-producing planets), Mercure, Vénus, Terre et Jupiter, et 25 tempêtes solaires parmi les 38 plus importantes de l'histoire (la probabilité qu'une telle association soit due au hasard serait de 0,039 %). Hung a également isolé un cycle de 11 ans décrit par le groupe Vénus-Terre-Jupiter correspondant au cycle des taches solaires. Wolf a également remarqué un cycle de variation des maxima d'une période de 90 ans.

Pendant les années d'activité maximale, on constate une augmentation : du nombre de taches solaires et des sursauts solaires, du rayonnement corpusculaire, du rayonnement électromagnétique.

Les spécialistes de ce domaine observent de manière pointue l'activité solaire depuis plusieurs décennies. Il s'avère que l'augmentation de la température terrestre depuis un siècle semble corrélée avec l'augmentation de l'activité solaire. Cette activité a même atteint des niveaux records depuis le début des années 1980, notamment en terme de flux solaire. De plus, le maximum solaire correspond à chaque fois à des pics d'hivers doux (cycle de 11 ans), même si des hivers froids interviennent aussi en maximum solaire, alors que le minimum correspond généralement à des hivers froids...

De plus, il s'avère qu'à chaque maximum, la circulation atmosphérique et in extenso les vents dominants voient leur trajectoire modifié. Il faut espérer aussi que le projet HAARP (s'il existe vraiment) ne contrecarre pas non plus les conditions électromagnétiques terrestres.

Actuellement, l'activité solaire est très basse, ce qui entraîne une faiblesse des dépressions sur l'Atlantique et le renforcement des anticyclones continentaux surtout en été. Elle serait aussi à l'origine des modifications magnétiques à la surface de la Terre.

La situation de minimum solaire est souvent à l'origine de sécheresse et chaleur estivale. Le météorologue allemand, F. Baur, qui a réalisé de formidables travaux sur les prévisions à long terme avait remarqué qu'un été chaud et sec arrivait sur l'Europe trois ans après un maximum solaire, suivi un an et demi après d'un hiver rigoureux.

Les spécialistes de la Nasa annonceraient un retour possible à l'absence de tâches solaires pouvant générant un refroidissement de notre climat dans les 10 à 20 ans à venir.

Voici une répartition des pressions atmosphériques mondiales en fonction de l'année du cycle solaire, l'année 0 étant celle du maximum solaire.

Pression atmosphérique vs année activité solaire

A lagged response to the 11 year solar cycle in observed winter Atlantic/European weather patterns (Lesley J. Gray, Adam A. Scaife, Daniel M. Mitchell, Scott Osprey, Sarah Ineson, Steven Hardiman, Neal Butchart, Jeff Knight, Rowan Sutton, Kunihiko Kodera)

Spatial distribution of Northern Hemisphere Winter Temperatures over the Solar Cycle during the last 130 years (Kalevi Mursula, Ville Maliniemi, Timo Asikainen)